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La Mercedes GLK350: la chouchou de ces dames

Mes collègues canadiens-anglais disent du nouveau Mercedes GLK qu’il s’agit d’un chick truck. Vrai que le tout premier utilitaire compact du constructeur allemand plaira d’abord et avant tout aux femmes. Pas surprenant, d’ailleurs, qu’il ait été officiellement lancé avec le film Sex and the City…

Mais c’est bien connu, tentez de créer un véhicule pour les femmes, et elles le bouderont. Mais allez-y de lignes masculines, de formes musclées, et voilà que ces dames s’excitent. Ici, le GLK s’inspire du design brut (voire brutal) de son grand frère, le GL. Cette allure un peu trop marquée me fait tiquer de l’Å“il, mais une très peu scientifique enquête maison révèle que je suis un cas d’exception. Ah bon.

Classe C à la source
Cela dit, et même s’il n’y paraît guère, le GLK350 4Matic trouve sa source, pour ses meilleurs atouts, dans la berline Classe C. À commencer par la plateforme d’assemblage et la traction intégrale 4Matic de seconde génération. Cette dernière distribue de façon permanente 45 % du couple aux roues avant. Elle promet néanmoins de se montrer peu gourmande grâce à un dispositif deux fois plus léger qu’auparavant et à une guerre qu’on a livrée à la friction interne.

On pourrait s’étirer longuement sur l’ergonomie de la cabine, le confort des sièges, la qualité des matériaux et de l’insonorisation, mais ce serait répéter mot pour mot ce que nous avons dit de la Classe C. En effet, l’habitacle du GLK est pres­que une copie conforme de celui de la berline… y compris, malheureusement, pour ce fâcheux régulateur de vitesse dont le levier, mal positionné sur la colonne de direction, se confond trop souvent avec celui des clignotants.

C’est à son bon vieux V6 de 3,5 L que Mercedes fait appel pour propulser son nouveau «petit» utilitaire. Ce moteur, on l’aime partout où il passe, pour sa souplesse et sa flexibilité. Le 0-100 km/h s’effectue ici en 6,7 secon­des dans des accé­lérations linéai­res qui ne don­nent pourtant pas l’impression de voyager aussi vite.

Sur l’autobahn allemande, le mode manuel de la boîte à sept rapports a dû être utilisé à plusieurs reprises, de façon à seconder les reprises et leur donner un plus grand dynamisme. Voilà qui me fait dire que sept rapports, c’est bien beau, et ça réduit forcément la consommation de carburant, mais il y a peut-être un rapport de trop. Aussi, cette boîte propose le passage au volant en Europe, pour une manÅ“uvre beaucoup plus intuitive qu’avec le levier, mais ces paddle shifts ne traversent pas encore l’Atlantique. Un jour, peut-être…

Autre élément qui ne vient pas jusqu’à nous : le groupe d’options offroad, qui ajoute pourtant une meilleure traction et le contrôle de descente. Dom­mage, parce que dans la forêt allemande, le GLK équipé d’un tel ensemble (et que nous avons malmené), nous a sérieusement étonnée par ses habiletés.

Là où le GLK s’attire les plus beaux éloges, c’est indéniablement au chapitre de sa tenue de route, rehaussée par une des suspensions les plus intéressan­tes du marché. Surnommée agility control, cette suspension intègre un amortisseur secondaire au  principal, dispositif qui prend en charge les petites aspérités de manière discrète.  Consé­quence : on ne ressent que les bons côtés de la route, pas les mauvais, et ce, peu importe la situation. Un gros bravo pour cette technologie.

Complétez le tout par un freinage très franc et une direction toute légère à basse vitesse, mais qui se resserre au gré des accélérations, et vous vous retrouvez au volant d’un véhicule, ma foi, fort agréable à piloter – bien plus que certains autres modèles Mercedes, me souffle une petite voix intérieure.

Le GLK350 4Matic nous est arrivé au début de l’année, avec un prix d’étiquette à partir de 41 800 $ – et, croyez-le ou non, les sièges chauffants, de même que la climatisation automatique bi-zone, sont de série pour ce montant.

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