Soutenez

Nissan Cube: cool au cube!

Surprenant, ce Nissan Cube, et pas uniquement pour ses formes. Sur la route, cette boîte sur quatre roues se comporte mieux qu’espéré, est mieux insonorisée qu’escompté et, dans l’ensemble, offre une expérience qui accroche aux lèvres un sourire que le prix de départ (bien équipé à partir de 16 998 $) ne vient pas effacer.

Si vous avez déjà conduit le Honda Element (à partir de 26 990 $), vous vous dites que le nouveau Cube de Nissan, bien que plus petit, sera affligé des mêmes défauts : conduite cahin-caha, insonorisation déficiente, confort relatif.

Que nenni! le Cube, même s’il coûte presque 10 000 $ de moins en version de base, fait la barbe à l’Element à tous ces chapitres.

D’abord, son habitacle laisse passer très peu de bruits extérieurs, et ses sièges, recouverts d’un suède doux au toucher, sont très confortables. Le véhicule héberge cinq passagers (contre quatre pour l’Element), et sa fonctionnalité est rehaussée par une banquette arrière qui se rabat à plat d’un seul mouvement, en plus de s’avancer, de se reculer et d’incliner ses dossiers. Contrairement à ce qui se passe pour l’Element, on ne peut pas les retirer, cependant.

En outre, la conduite du Cube est plus solide que prévu. Pour cela, on doit remercier la plateforme sur laquelle est également assemblée la petite Nissan Versa, ainsi qu’une répartition de poids presque parfaite (51 % à l’avant, 49 % à l’arrière).

Certes, la suspension arrière mise sur une pou­tre de torsion, moins souple qu’une architecture indépendante, mais la bala­de n’est pas sautillante pour autant. Et le freinage est très respectable, même si l’on retrouve des tambours au lieu des disques à l’arrière.

Par ailleurs, le véhicule bénéficie d’une direction (électrique) légère et très maniable, pour l’un des plus courts rayon de braquage de l’industrie, en plus d’offrir une excellente vision tout autour. Conséquence : il se faufile lestement dans la circulation, et c’est peut-être là l’une de ses plus grandes qualités.

Grandes glaces, piliers presque verticaux, capot à peine existant, courte silhouette qui fait que l’on sent instinctivement où sont les quatre coins… je ne me souviens pas d’avoir eu autant de plaisir à manier le volant dans un bouchon de circulation.

En ville, mieux que partout
Pour tout dire, c’est en ville que le Cube est à son meilleur. Sur l’autoroute, sa direction ne gagne pas autant que souhaité en précision, ce qui réduit le contrôle et donne moins envie d’attaquer en virages serrés, de peur d’y valser. Surtout que le véhicule pèse bien peu : plus ou moins 1 275 kg.

La petite motorisation (quatre cylindres de 1,8 l) est très correcte en ville, de même qu’une fois lancée sur la grand-route. Cependant, elle n’aime pas être brusquée en accélération. Elle fait alors vite sentir les limites de ses 122 chevaux, surtout lorsque commandée par la transmission à variation continue (CVT). Mieux vaut planifier soigneusement ses dépassements…

C’est avec la boîte manuelle six vitesses que le Cube s’entend le mieux, mais c’est au prix d’un demi-litre d’essence de plus aux 100 km. Et cette manuelle se passe bien, malgré son levier «agricole».

Le hic, c’est qu’elle n’est offerte que sur la version de base, version qui n’offre pas ces petits bonheurs au quotidien que sont la clé intelligente (déverrouillage et démarrage sans clé), les commandes audio au volant, l’interface iPod et, en option, la radio satellite.

Cela dit, le Nissan Cube est un véhicule vraiment bien équipé pour son prix, même en version de base. Après tout, bien peu de véhicules proposent de sé­rie, pour moins de 17 000 $, les vitres électriques, l’ouverture des portières à distance, les six coussins gonflables, les freins ABS, le système de stabilité, la climatisation et le régulateur de vitesse.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.