Wclouder, un réseau social montréalais
Carl Tremblay garde un mauvais souvenir de son inscription à Facebook, il y a près d’un an et demi. Interface complexe, publicités omniprésentes – le réseau social de Mark Zuckerberg n’était pas pour lui. Sa solution? Prendre le taureau par les cornes et créer Wclouder.com, sa réplique au géant américain. Rien de moins!
Pendant plus d’un an, Carl Tremblay a donc mis de côté sa vie sociale pour créer son réseau… social. «J’y ai travaillé à temps plus que plein, 80 heures par semaine, pendant 14 mois», confie ce développeur autodidacte, dont Wclouder est le premier projet web d’envergure.
Le site qu’il a lancé le mois dernier est en quelque sorte un amalgame de Facebook et de Twitter. «C’est un équilibre parfait entre les deux, avec les avantages de l’un et les avantages de l’autre», se plaît à expliquer le développeur.
Un peu de Twitter
Wclouder rappelle beaucoup Twitter, mais avec quelques petites variations. Les messages sont par exemple limités, comme sur la populaire plateforme de microblogues, mais à 280 caractères plutôt qu’à 140.
Le site québécois permet aussi de créer des mots-clics, mais ceux-ci sont précédés et suivis de «:» (comme :ça:) plutôt qu’identifiés par un signe de dièse (comme #ceci).
Un peu de Facebook
D’autres fonctionnalités de Wclouder évoquent plutôt Facebook, comme la possibilité de créer des pages et des groupes, nommés ici des «nuages».
Tout comme le «J’aime» de Facebook, Wclouder permet aussi d’apprécier des commentaires à l’aide d’un pouce en l’air, mais aussi de les apprécier beaucoup (deux pouces en l’air) ou pas du tout (un pouce en bas).
Seul contre les géants
N’est-ce pas épeurant d’affronter des géants comme Facebook et Twitter? «Oui, surtout lorsqu’on est seul», avoue Carl Tremblay.
Celui-ci aimerait d’ailleurs embaucher un programmeur, mais il devra tout d’abord attirer plus de membres et facturer des services sur son site, notamment en permettant aux entreprises d’y organiser des concours payants.
Carl Tremblay est conscient de l’ampleur de la tâche, mais il croit à ses chances. «Je trouve mon interface simple, et les réseaux sociaux sont dans l’air du temps, explique-t-il. Et puis, de toute façon, qui ne risque rien n’a rien!»