Prix bas et personnalisation: 2014 sera l'année de la mutation du téléphone intelligent
Pour la première fois, plus d’un téléphone sur deux vendu dans le monde en 2013 aura été un téléphone intelligent, selon l’institut Gartner. La tendance va encore s’accentuer en 2014, avec un parc d’appareils de plus en plus large, du haut de gamme sans cesse innovant aux solutions à bas prix à destination des pays en voie de développement.
Le marché du téléphone intelligent ne se résume plus à la bataille que se livrent Samsung et Apple, aux parts de marché glanées par Android et iOS ou encore à la convergence de certains appareils vers les tablettes. En 2014, il va proposer aux mobinautes une gamme encore jamais vue de produits, pour tous les publics et toutes les bourses.
D’un côté il y a le haut de gamme, toujours innovant (résolution et flexibilité de l’écran, vitesse du processeur, performances du capteur photo, etc.) et de l’autre, des appareils répondant aux besoins quotidiens de la majorité des utilisateurs, pour une fourchette de prix plus bas.
Puisque de plus en plus de monde va bientôt avoir son téléphone intelligent, autant chercher des moyens de se démarquer et de rendre son téléphone unique, ou presque. C’est la raison pour laquelle les solutions de personnalisation et de modularité des téléphones commencent à voir le jour et vont continuer à se développer en 2014.
Motorola, avec les Moto X et G, offre déjà un large choix de combinaisons possibles grâce notamment à des coques colorées et interchangeables. Samsung et même Apple, avec l’iPhone 5C, autorisent aussi timidement la personnalisation de leurs mobiles.
Tout cela demeure néanmoins limité, mais pourrait être bousculé par des alternatives inattendues comme Phonebloks, né de l’imagination d’un designer néerlandais. Le projet se veut entièrement modulable, avec des composants (processeur, disque dur, capteur photo, etc.) qui peuvent être régulièrement mis à jour, à la manière d’un PC de bureau par exemple, par un système de petites briques interchangeables. Au-delà des économies qu’il pourrait générer pour les utilisateurs, il s’agit aussi d’un bon moyen de lutter contre l’obsolescence programmée des téléphones.
Ce genre d’initiatives se répand de plus en plus via les plateformes de financement participatif. Parmi elles figure peut-être déjà le téléphone intelligent-type de 2015.