Rdio ferme Vdio (et une importante leçon à tirer)
L’aventure aura été de courte durée. Huit mois après la mise en ligne de son service de vidéos sur demande Vdio, Rdio met aujourd’hui fin à cette expérience, selon un courriel envoyé aux utilisateurs du service cet après-midi.
Contrairement à Rdio – qui permet à ses abonnés d’écouter de la musique à volonté -, Vdio n’était pas un service par abonnement, mais plutôt à la carte, où les utilisateurs devaient payer pour chaque film loué ou acheté, un peu comme avec les nombreuses autres boutiques du genre, dont Google Play Video et l’iTunes Store.
«Malgré nos efforts, nous n’avons pas été capable d’offrir une expérience différente pour les utilisateurs», a reconnu la compagnie dans le courriel envoyé à ses membres. En effet, à part son interface plutôt jolie, Vdio n’avait rien de plus à offrir que ses nombreux concurrents.
En avril dernier, au lancement de la version bêta du service, j’affirmais d’ailleurs avoir «du mal à voir comment le service pourra percer le marché de la vidéo en ligne dans sa forme actuelle».
Une leçon à tirer pour les utilisateurs
En plus d’offrir des locations de films et de séries télévisées, Vdio offrait aussi aux utilisateurs la possibilité d’acheter leurs vidéos. Ceux-ci étaient alors accessibles à volonté sur le site web de la compagnie.
Tous les achats effectués par les utilisateurs de Vdio au cours de la dernière année seront remboursés (en certificats cadeaux d’Amazon, ce qui devrait leur permettre de racheter leurs films), aucun mal n’a donc été fait.
Mais Vdio aurait très bien pu fermer ses portes plus sauvagement, sans rembourser ses utilisateurs.
Acheter des biens numériques accessibles en ligne seulement comporte un certain risque : si l’entreprise en question ferme un jour, vous pourriez bien vous retrouver sans accès à ce qui vous appartient.
Que ce soit un film, une série télé, de la musique ou un autre produit numérique du genre, mieux vaut donc acheter une version qu’il est possible de télécharger et de faire fonctionner indépendamment du vendeur que de payer pour un produit qui ne peut être consulté qu’en accédant aux serveurs de la compagnie.