«Le contrôle d'Internet, c'est pour le bien de nos jeunes»
Le comité olympique chinois persiste et signe :
la censure d’Internet est nécessaire afin d’assurer la sécurité
nationale de la Chine.
Des
journalistes ont demandé samedi au vice-président du comité olympique
chinois d’expliquer pourquoi des sites Internet sur le Tibet et sur les
manifestations de 1989 à la place Tian’anmen de Pékin étaient encore
censurés. Wang Wei a répondu sans ambages : « Nous avons promis un
accès libre à Internet, mais qui exclut les sites qui compromettent
notre sécurité nationale et la croissance de nos jeunes ».
Le vice-président du comité olympique chinois a par la suite déclaré
que « tous les pays départagent les sites Internet qui sont bons pour
les jeunes de ceux qui ne le sont pas ».
De son côté, Jacques Rogge, président du Comité international
olympique (CIO), a indiqué que les événements liés à la censure
d’Internet seraient évalués par la communauté internationale et le CIO
après la tenue des Jeux olympiques, qui se concluent le 24 août. « On
m’a demandé des excuses, mais je n’en donnerai pas. Ce n’est pas le CIO
qui gère Internet en Chine », a-t-il déclaré.
Lors de la sélection de Pékin comme ville hôte des Jeux en 2001,
rappelons que la Chine avait pourtant promis au CIO de respecter
davantage les droits de ses citoyens, notamment celui d’utiliser
librement Internet. À leur arrivée en Chine dans les dernières
semaines, les journalistes étrangers ont cependant constaté qu’Internet
était encore en bonne partie sous le contrôle des autorités chinoises.
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