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Il était un jeu dans l'Ouest

Mise en garde : le chroniqueur est un groupie de westerns, il a vu Le bon, la brute et le truand au moins cinq fois, et il n’est absolument pas objectif dès qu’il est question d’un jeu à moitié bien fait qui met en scène la lointaine et sauvage frontière de l’Ouest américain.

Alors imaginez quand le jeu est plutôt réussi.

Call of Juarez : Bound in Blood est l’histoire des frères McCall, Ray et Thomas, qui ont combattu du côté des troupes sudistes pendant la guerre de Sécession américaine. Devenus déserteurs, puis hors la loi, les deux frères croiseront éventuellement le chemin d’une beauté mexicaine qui leur laissera entrevoir toutes sortes de richesses. Se dessinent alors les con­tours d’une lutte fratricide pour la fille et le fric.

Le jeu débute dans les tranchées opposant le Nord et le Sud, comme un épisode de Call of Duty qui aurait remonté un peu plus loin dans le temps, avant de se poursuivre dans le Far West.

Deux frères
Les conventions des jeux de tir à la première personne sont respectées. Le choix d’armes est adéquat – on peut accumuler de l’argent et faire le plein au magasin général -, les commandes sont précises, et il y a une tonne d’ennemis à abattre.

Bound in Blood se distingue en donnant le choix, au début de chaque chapitre, de jouer soit Thomas, soit Ray. L’autre frangin sera tout de même là pour prêter main-forte… ou tirer la pipe à l’autre. Les répliques sont amusantes, même si elles finissent par se répéter. Thomas est agile et peut se débrouiller autant à la carabine qu’au lasso, ainsi qu’au lancer des couteaux, tandis que Ray est une brute qui peut manier deux fusils en même temps et ne déteste pas faire sauter de la dynamite.

Tous deux peuvent entrer dans une phase de concentration pendant laquelle le jeu ralentit et permet d’abattre une demi-douzaine d’ennemis en quelques secondes, avec une adresse qui ferait rougir d’envie Lucky Luke.

Les paysages et les décors sont superbement représentés, qu’il s’agisse d’une plaine, d’un piton rocheux ou d’un canyon. On aura d’ailleurs l’occasion d’y chevaucher à toute allure… et de constater que la végétation pousse pendant qu’on galo­pe. Distrayant, mais mineur.

L’histoire est racontée du point de vue du troisième frère McCall, le cadet, prêcheur de son état. Pas d’Oscar en vue pour le scénario, mais il contient assez de rebondissements pour qu’on s’y intéresse. Quant à la musique, disons simplement qu’elle atteint son but : il n’y a qu’à monter le son et on y est.

Bound in Blood ne révolutionnera pas les jeux de tir, mais il amène à la table un bon western.

Cette chronique part pour le Grand Canyon et sera de retour le 29 juillet.

Call of Juarez : Bound in Blood
1 joueur (2-12 en ligne)
Coté M (17 ans et +)
Textes et voix en français
Disponible sur PC, PS3 et X360

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