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Le Québec tarde à adopter Twitter

Très populaire aux États-Unis, Twitter peine à trouver sa place au nord de la frontière. Un sondage SOM/­Branchez-vous, qui sera dévoilé ce matin, révèle que 42 % des Qué­bécois connaissent l’outil de réseautage Twitter, mais que seulement 2 % d’entre eux possèdent un compte ou en ont déjà possédé un.

Même si Twitter a connu une importante croissance de ses abonnés au cours des 12 der­niers mois, l’outil de ré­seautage est encore très loin de pouvoir prétendre au trô­ne de Facebook, qui demeure le site de réseautage le plus populaire dans la Belle Province, avec 26 % des Québécois inscrits.

«La raison d’être et l’utilisation de Twitter et de Facebook ne sont pas les mêmes, a toutefois précisé Patrick Pierra, président de Bran­chez­-vous. Facebook suppose une utilisation beaucoup plus personnelle. Les gens s’en servent principalement pour garder contact avec des amis. Dans le cas de Twitter, il semble y avoir un déplacement vers une utilisation à tout le moins semi-professionnel­le. Les gens qui utilisent Twitter travaillent souvent dans des domaines con­nexes aux communications. Il s’agit d’une minorité, mais c’est une minorité influente.»

La pénétration de Twitter au Québec n’est d’ailleurs en rien comparable à ce qui peut être observé aux États-Unis. Alors qu’au Québec, à peine 2 % de la population dit posséder un compte Twitter, aux États-Unis, près d’un Amé­ricain sur cinq (19 %) utilise l’outil de réseautage, selon une étude de Pew Internet & Ame­rican Life Project menée en août et en septembre.

Une utilisation restreinte
L’utilisation de Twitter par les Québécois n’a pu être évaluée par la firme de sondage SOM en raison de l’échantillon restreint que supposent les 2 % des 1 004 ré­pondants concernés. Julie Fortin, directrice des communications chez SOM, a tout de même osé s’avancer. «Sur la vingtaine de personnes concernées par la question de l’utilisation de Twitter, environ la moitié ont répondu qu’elles l’utilisaient quelques fois par année, rarement ou jamais, a expliqué Mme Fortin. L’échantillon est trop petit pour tirer des conclusions ou généraliser, mais on peut quand même penser que parmi les 2 % de Québécois qui ont un compte Twitter, un nombre important sont très peu actifs ou carrément inactifs.»

Cette hypothèse rejoint en partie les conclusions de l’analyse de 11,5 millions de comptes Twitter réalisée en mai par la firme Sysomos, qui révélait que 50,4 % des utilisateurs mettaient à jour leur statut moins d’une fois par semaine.

Les Québécois en retard

Les Québécois tardent à adopter Twitter, contrairement à leurs voisins du Sud. Selon Patrick Pierra, président de Branchez-vous, ce retard n’est pas étonnant. «Pour la plupart des technologies, il y a un retard relatif, parfois du Canada et très souvent du Québec, a-t-il noté.

Cette réalité peut s’expliquer en partie par le fait qu’il n’y a pas encore eu, au Québec, d’événement majeur dans lequel Twitter a joué le rôle qu’il a joué aux États-Unis au moment de l’écrasement de l’avion sur le fleuve Hudson ou de la mort de Michael Jackson par exemple. À ce moment, Twitter avait été cité comme source. Il suffirait sans doute d’un événement du genre au Québec pour donner un coup d’accélérateur à Twitter.»

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