Metroid Prime Trilogy : Un titre anti Wii Sports
Deux ans après son lancement, Nintendo donne une seconde chance à Metroid Prime 3: Corruption en l’incluant dans Metroid Prime Trilogy, une compilation qui comprend aussi les deux épisodes parus sur la GameCube.
Le jeu nous met dans la peau de la chasseuse de prime Samus Aran, qui passe finalement plus de temps à sauver la galaxie qu’à travailler à son compte.
Affrontant différentes menaces, Samus arrive toujours à ses fins de la même façon : en explorant de vastes mondes extraterrestres – un peu à la Zelda mais dans un environnement de science-fiction – et en affrontant une myriade de créatures, tout en accumulant armes et équipements qui lui permettent d’avoir accès à de nouveaux endroits à explorer. Il faudra aussi résoudre de nombreux casse-tête.
Le concept paraît peu original, mais Metroid, dont les origines remontent aux premières consoles Nintendo, l’a inventé et ça demeure encore une référence. La série Metroid Prime a fait le passage à la troisième dimension.
Vieillir en beauté
Il est surprenant de constater à quel point le premier volet de la trilogie tient encore la route. Ce n’est pas une question de performance graphique mais de design.
Sept ans plus tard, le sentiment de découverte lorsqu’on pose le pied pour la première fois sur Tallon IV est intact. Le format 16:9 de la télé HD permet d’apprécier davantage les environnements exotiques. L’allégorie écologique racontée à travers les ruines archéologiques est encore actuelle.
Les contrôles acclamés de Metroid Prime 3 ont également été greffés au chapitre original et à sa suite, Echoes. La Nunchuk sert à se déplacer, la Wii Remote à viser et à tirer. Le tout devient automatique après une petite heure de jeu.
Paradoxalement, c’est peut-être le chapitre le plus récent qui s’avère le plus redondant, démontrant à quel point la différence dans le graphisme est mineure de la GameCube à la Wii.
Son démarrage est aussi plus lent. Alors que Prime et Echoes plongent immédiatement dans l’action puis racontent l’histoire sous-jacente par bribes, à travers les différents lieux et objets examinés, Corruption impose plusieurs dialogues et narrations. Ce qui fonctionne dans Final Fantasy ou d’autres jeux du genre vient ici un peu briser le rythme.
Ce bémol ne devrait pas porter ombrage à ce triplé de qualité, qui reste malgré tout un ovni sur la Wii. Un peu froid de prime abord, Metroid Prime Trilogy est un anti Wii Sports, un jeu asocial que l’on apprécie seul et sur lequel on peut passer dix heures de suite bien enfoncé dans le sofa, en remuant à peine les poignets.
Plus de vingt millions de propriétaires de Wii ont ignoré Corruption depuis son premier passage. La parution de la trilogie est une excellente occasion de remédier à la situation.
Metroid Prime Trilogy (Wii)
1 joueur, coté T (13 ans)
Textes et voix en anglais
60 $