Techno

Google reporte le lancement de ses téléphones intelligents en Chine

Les récentes mésaventures
survenues entre Google et la Chine pourraient bien être à l’origine de
l’annulation du lancement des deux téléphones Android de Google prévu
pour demain, en partenariat avec Samsung (Corée du Sud), Motorola (É-U)
et l’opérateur China Unicom.

Cette annonce survient dans le contexte où
la Chine vient d’affirmer que les entreprises devaient se conformer aux
lois, à l’intérêt public et aux traditions du pays. Le gouvernement
chinois faisait référence à la levée de la censure de Google. En effet,
Google avait indiqué la semaine dernière avoir subi des cyberattaques
de la part de dissidents chinois, visant les comptes Gmail d’activistes
des Droits de l’Homme et de journalistes étrangers.

En réaction, Google, qui s’était déjà prêté au jeu de la censure des
résultats de son moteur de recherche en Chine, a donc décidé d’y mettre
un terme même si cette décision remet en question sa présence au pays.
Une version chinoise et censurée du moteur de recherche de Google avait
percé le marché du pays en 2006; la Chine représente le plus gros
marché mondial du Web avec 384 millions d’internautes à la fin de 2009.

Le navigateur Internet Explorer (IE) représentait le maillon faible
de ces cyberattaques, Microsoft a confirmé ce fait. Pour cette raison,
la France et l’Allemagne suggéraient cette semaine aux internautes
d’éviter l’utilisation d’IE et de lui préférer des solutions
alternatives, telles que Firefox de Mozilla ou Chrome de Google.
Microsoft a qualifié ces mesures d’inutilement effayantes.

Google n’a fourni aucune autre date quant au lancement de ses deux téléphones intelligents en Chine. Le quotidien Le Monde affirme qu’il pourrait s’agir d’un moyen de pression exercé par Google sur la Chine.

Néanmoins, Google explique avoir reporté ce lancement à cause de
l’incertitude planant sur son avenir en Chine et qu’il serait
«irresponsable» de sa part d’engager un partenariat avec China Unicom
dans ces conditions.

La presse chinoise indique pour sa part que Google n’aurait que
saisi une opportunité lui permettant de quitter un marché où il
n’aurait pas été roi. Google est le numéro deux en Chine, derrière le
moteur de recherche Baidu.

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