La censure à l'australienne
Le pays des koalas rejoint son voisin, la Nouvelle-Zélande, et souhaite restreindre l’accès à certains sites web.
Le 11 mars dernier, l’Association néo-zélandaise Tech Liberty
identifiait deux fournisseurs locaux, Maxnet et Watchdog, qui se
targuent d’offrir depuis février du contenu filtré à ses clients.
Tech Liberty craint que de tels filtres réduisent la stabilité des
connexions Internet sur leur territoire et dénonce le fait qu’aucune
liste n’existe quant aux sites censurés.
Pour sa part, l’Australie affirme qu’une telle restriction à venir
ciblerait surtout les sites soupçonnés de contenir de la pornographie
infantile ou de la «violence sexuelle».
Selon Business Week, cette décision ne fait pas l’unanimité
et le gouvernement aurait déjà reçu pas moins de 174 requêtes
l’invitant à avoir plus de transparence dans ce dossier.
Les géants Google et Yahoo! n’ont pas tardé à réagir, affirmant que
de tels filtres ralentiraient la vitesse de navigation. Ils craignent
également que les filtres ne ratissent trop large. Les moteurs de
recherche, affirment-ils, disposent déjà d’outils permettant de
restreindre l’accès à du contenu jugé inapproprié.
Dans un communiqué émis par Yahoo!, l’entreprise de Sunnyval exprime
également ses inquiétudes quant à l’accès potentiellement bloqué à des
forums de discussion sur des sujets (parfois) controversés tels
l’euthanasie ou l’homosexualité.
Le ministre australien des Communications, Stephen Conroy, a affirmé
vouloir prendre en considération tous les commentaires avant qu’une
proposition soit officiellement déposée au Parlement.