Google semoncé par des politiciens américains
La récente captation accidentelle de données personnelles via Wi-Fi par Street View continue d’attiser les passions.
Cette fois, ce sont trois membres de la Chambre des représentants américaine qui ont écrit une lettre
au pdg de Google, Eric Schmidt, dans laquelle ils posent une douzaine
de questions détaillées sur cet incident. Ils désirent notamment savoir
si ces données ont été détruites et si une révision à l’externe des
politiques de confidentialité de la compagnie sera effectuée.
Les trois signataires sont les démocrates Henry Waxman et Ed Markey, ainsi que le républicain Joe Barton.
Cette lettre fut expédiée exactement une semaine après que Markey et
Barton aient demandé à la Federal Trade Commission d’enquêter sur la
collecte inopinée de données personnelles via Wi-Fi par le service
Street View de Google. L’entreprise avait aussitôt affirmé qu’une
erreur de programmation était à l’origine du problème, alors que ses
voitures avaient intercepté des données provenant de réseaux sans fil
non-cryptés pendant des périodes de 200 millisecondes.
Joint par Cnet, un représentant de Google a affirmé que «comme nous
l’avons dit auparavant, c’était une erreur. Google n’a rien fait
d’illégal et nous sommes impatients de répondre aux questions de ces
membres du Congrès».
Une loi fédérale américaine stipule que quiconque tente
d’intercepter intentionnellement des communications électroniques, y
compris des communications sans fil, est coupable d’un crime. Mais la
captation accidentelle ou par inadvertance ne compte pas.
Jusqu’à maintenant, trois recours collectifs ont été inscrits
jusqu’à maintenant, en Californie, en Orégon et au Massachussetts.
Selon Robert Carp, un avocat de Boston responsable de l’une de ces
trois poursuites, «cette collection d’information de Google n’est rien
d’autre qu’une nouvelle tentative d’améliorer leurs capacités en
matière de publicité».
Google se défend en affirmant qu’aucune donnée provenant de ces collectes n’a été révisée ou analysée.