Nouvelle-Zélande: un robot Kinect à la rescousse des disparus après le tremblement de terre
Un groupe d’ingénieurs de
l’université de Warwick a conçu un robot destiné à inspecter certains
immeubles trop fragilisés, en raison du récent tremblement de terre
ayant touché la ville de Christchurch, pour que des équipes de
secouristes et leurs chiens puissent y entrer pour repérer les personnes
ensevelies.
Plus de 200 personnes manquent
toujours à l’appel à la suite du tremblement de terre survenu à
Christchurch, la deuxième ville la plus peuplée de Nouvelle-Zélande. Le
pays en est à son troisième séisme en moins de six mois, mais celui de
mardi dernier survenu en plein jour a été particulièrement destructeur,
avec une magnitude de 6,3.
Grâce à l’intégration dans un robot mobile d’éléments issus de la
console Kinect, les secouristes pourront obtenir des images, en temps
réel et en sécurité, provenant des immeubles les plus instables de la
ville et y repérer des signes de vie. «L’idée de départ était de
protéger la vie des sauveteurs», précise Peter Crook, l’ingénieur
mécanique chargé du projet.
Équipé de plusieurs pièces de la console de Microsoft, le robot mobile
et contrôlé à distance peut se déplacer dans les immeubles ou les
maisons en ruine, modéliser son environnement sur une carte 3D et ainsi
tenter d’identifier les endroits où les survivants sont susceptibles
d’avoir trouvé refuge.
Il s’agit d’une grande avancée pour les sauveteurs, notamment parce
qu’un tel robot serait nettement moins dispendieux que leur traditionnel
équipement laser. Les chercheurs estiment qu’en misant sur la Kinect de
Microsoft plutôt que sur d’autres technologies similaires, ils ont
épargné des coûts pouvant s’élever jusqu’à 3 200$CAN par robot.
Toutefois, l’équipe d’ingénieurs n’avait pas l’aval de Microsoft
avant de détourner sa console Kinect: un programmeur indépendant s’est
chargé de concevoir des pilotes non officiels autorisant le
fonctionnement de la console sur un ordinateur de bureau.
Microsoft s’est par la suite ravisée et publiera ce printemps un kit
de développement pour les usagers. Son équivalent commercial est attendu
prochainement.
Cette vidéo explique et montre le fonctionnement du robot de l’université de Warwick, située en Angleterre.