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Les moments magiques des Jeux de Rio

Aux Jeux olympiques, ce sont bien entendu les performances sportives, les médailles et les records du monde qui retiennent avant tout l’attention. Et pourtant. Il y a de ces gestes, comportements et attitudes qui valent plus que de l’or. Voici quelques moments magiques de l’esprit olympique ayant ponctué les Jeux de Rio de Janeiro:

GRANDEUR D’ÂME — Le marcheur canadien Evan Dunfee passait plutôt incognito au sein de la délégation canadienne de 314 athlètes aux Jeux de Rio. Il s’est toutefois mis en lumière lors de son épreuve du 50 km. Et pas seulement en raison de sa courageuse 4e position mais encore plus par sa grandeur d’âme. Promu l’espace de quelques heures sur la troisième marche du podium à la suite de la disqualification de Hirooki Arai — qui l’avait bousculé et fait perdre sa cadence en fin de course —, un jury d’appel a renversé la décision et redonné la médaille au Japonais. Bon prince, Dunfee a décidé d’accepter la décision. Avouant qu’il s’agissait d’un contact propre à son sport, il a reconnu qu’il n’aurait pas été capable de recevoir cette médaille en toute bonne conscience. «Je vais bien dormir ce soir, et pendant le reste de ma vie, sachant que j’ai pris la bonne décision», a-t-il conclu.

LA CONFRÉRIE — Pendant deux jours au fil de leurs 10 épreuves, les décathloniens se livrent une lutte de titans. Ces guerriers de l’athlétisme ne ménagent aucun effort pour être couronné l’athlète le plus complet des jeux. Mais une fois la compétition terminée, ils se vouent un grand respect mutuel. Comment oublier cette scène où le double champion olympique Ashton Eaton et le Français Kevin Mayer, médaillé d’argent, s’enlacent à l’arrive du 1500 mètres, dernière épreuve. Ou encore cette conférence de presse des médaillés où Eaton, Meyer et le Canadien Damian Warner, décoré du bronze, ont plaisanté comme larrons en foire.

GESTE FORT — Sur la photo, deux gymnastes posent ensemble. Pourtant, tout les sépare: l’une, Lee Eun-ju est Sud-Coréenne; l’autre, Hong Un-jong, représente la Corée du Nord. Les deux Corées, soeurs ennemies, sont en conflit depuis la fin des années 1940. L’égoportrait a fait le tour de la planète. Un symbole fort de l’esprit de paix et d’amitié entre les peuples au coeur du mouvement olympique. Si seulement ce geste pouvait montrer la voie à suivre aux dirigeants des deux pays à l’aube des prochains Jeux olympiques d’hiver qui auront lieu en 2018 à Pyongchang, en Corée du Sud.

ENTRAIDE — La Néo-Zélandaise Nikki Hamblin et l’Américaine Abbey D’Agostino seront liées à jamais dans l’histoire des Jeux olympiques. Lors des séries du 5000 mètres, Hamblin trébuche et entraîne dans sa chute D’Agostino. Cette dernière se relève immédiatement et, plutôt que de repartir, D’Agostino aide Hamblin à se relever et les deux femmes, l’une au bord des larmes et l’autre blessée à un genou, repartent ensemble. Mais l’Américaine fait quelques mètres et retombe, incapable de continuer. La Néo-Zélandaise tente à son tour de la relever. Les deux parviendront finalement à rallier la ligne d’arrivée, sous les applaudissements de la foule. Repêchées toutes les deux pour la finale, D’Agostino n’a pas été en mesure d’y participer et Hamblin a terminé dernière. Mais peu importe, elles ont gagné notre admiration.

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