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Les Oilers veulent passer au niveau suivant

Dean Bennett, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

EDMONTON — Les joueurs des Oilers d’Edmonton ont vidé leur casier vendredi après une saison spectaculaire qui va changer l’avenir de l’équipe.

«Quand nous allons revenir ici la saison prochaine, nous devons avoir un nouvel état d’esprit, a affirmé le capitaine des Oilers, Connor McDavid. Nous n’allons plus surprendre personne. Les équipes savent que nous sommes une bonne équipe de hockey et elles seront prêtes à nous affronter.»

L’attaquant Patrick Maroon a été plus succinct.

«Nous sommes une vraie équipe, a-t-il déclaré. Les Oilers d’Edmonton ne sont plus la risée de la ligue.»

Après 10 saisons médiocres d’affilée et aucune participation aux séries, les Oilers se sont établis parmi les meilleures formations de la LNH cette saison. Ils ont terminé à égalité au septième rang du classement général en saison régulière et ils sont passés à une victoire près de la finale de l’Ouest.

Ils seront parmi les favoris pour gagner le titre de la section Pacifique la saison prochaine avec McDavid et Leon Draisaitl au centre, Oscar Klefbom et Adam Larsson à la ligne bleue et Cam Talbot devant le filet.

McDavid, dont la saison recrue avait été écourtée par une fracture de la clavicule, s’est imposé comme un des meilleurs joueurs du circuit en 2016-17. Ses 100 points lui ont permis de gagner le championnat des marqueurs et il est un des finalistes pour l’obtention du trophée Hart en tant que joueur par excellence de la LNH.

Il a été un peu moins dominant pendant les séries. Il a inscrit cinq buts et quatre aides en 13 matchs, mais la couverture rapprochée contre lui a libéré de l’espace pour d’autres joueurs comme Draisaitl.

McDavid a dû s’habituer à être suivi de près par les meilleurs éléments défensifs de l’adversaire, comme Ryan Kesler, des Ducks d’Anaheim, l’a fait en deuxième ronde en le harcelant continuellement.

«C’est difficile quand vous avez moins d’espace sur la glace, a admis McDavid. Un gars comme moi a besoin de temps et aime recevoir la rondelle et pouvoir patiner au centre à pleine vitesse. Si l’adversaire m’empêche de faire ça, mon travail devient plus difficile.»

Pendant la saison morte, le directeur général Peter Chiarelli aura la tâche de combler les brèches qui ont empêché les Oilers d’atteindre le niveau suivant, en commençant peut-être par le deuxième trio composé de Milan Lucic, Ryan Nugent-Hopkins et Jordan Eberle.

Les trois vétérans ont inscrit un total de 61 buts en saison régulière, mais ils en ont ajouté seulement deux en séries éliminatoires — deux buts de Lucic en avantage numérique.

Eberle a été pointé du doigt à plusieurs reprises pendant les séries: jouant en périphérie, échappant le disque pour éviter un contact et étant le dernier attaquant en repli défensif.

Au cours des derniers jours, Eberle a été la cible des partisans et des commentateurs dans les tribunes publiques d’Edmonton. Certains suggèrent de l’échanger, quitte à ce que les Oilers continuent de payer une portion de son salaire de six millions $ US. D’autres parlent même de ne pas le protéger lors du repêchage d’expansion pour permettre aux Golden Knights de Vegas de l’acquérir.

Eberle a soutenu être devenu un joueur plus complet, mais il a admis que le zéro dans la colonne des buts en séries était problématique.

«Ça fait vraiment mal, a-t-il reconnu. Vous attendez tout ce temps pour enfin participer aux séries, puis vous ne répondez pas aux attentes.»

L’entraîneur-chef des Oilers, Todd McLellan, s’est porté à la défense d’Eberle, demandant qu’il ne soit pas jugé sur une dizaine de parties en séries.

«Il est un excellent joueur. Il marque entre 20 et 25 buts chaque saison. Vous pouvez compter là-dessus, a-t-il dit. Il n’a peut-être pas fait le travail en séries, mais il est un morceau important de notre équipe.»

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