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Visite au coeur du Village olympique

Photo: Vincent Fortier/Métro

Le Village des athlètes des Jeux olympiques de Londres est un lieu habituellement secret. Métro a eu la chance de le visiter mardi.

Au bar The Globe, en plein après-midi, des athlètes socialisent autour des tables de billard. D’autres s’amusent avec les consoles de jeu vidéo mises à leur disposition. Demain, aucun n’aura la gueule bois. Situé au cœur du Village olympique, le Globe ne sert aucune boisson alcoolisée.

À quelques pas de là, le bâtiment aux couleurs de l’équipe canadienne est difficile à manquer. Des unifoliés ornent les balcons, et l’immense orignal rouge qui a servi de mascotte aux athlètes à Vancouver en 2010 garde la porte d’entrée.

À l’intérieur, difficile de savoir ce qui se passe, mais derrière, à l’ombre, les mem­bres de l’équipe féminine de basket-ball, récemment qualifiée pour les Jeux, s’amusent en compagnie du chef de mission Mark Tewksbury. Certaines y vont de leur plus beau lancer au boulingrin, tandis que d’autres s’adonnent à un sport qui n’est pas encore au programme olympique : le lancer du washer!

«Le site est spectaculaire», affirme Mark Tewksbury, qui n’a pas habité le village olympique depuis les Jeux de Barcelone, en 1992, où il a remporté l’or au 100 m dos. «Nous sommes chanceux de pouvoir occuper tout un bâtiment», indique-t-il à l’ombre des parasols rouges et blancs.

Le Canada a réussi à «négocier» un bon emplacement dans le village, explique le chef de mission. La directrice des opérations de l’équipe canadienne, Betty Dermer-Norris, y est pour quelque chose. Au cours des 5 dernières années, elle et son équipe ont effectué 12 visites à Londres pour choisir le lieu où l’équipe canadienne logerait. «Nous ne voulions pas être trop près du parc olympique, plus bruyant, indique-t-elle. Nous voulions du calme.»

Les athlètes semblent apprécier. «On a pensé à tout», lance Lizanne Murphy. La basketteuse de Beaconsfield en sera à sa première expérience olympique, comme la majorité des membres de son équipe. «Ceux qui étaient à Beijing et à Athènes disent que c’est le meilleur set-up», dit fièrement Mme Dermer-Norris. Au village depuis le 4 juillet, son équipe a fait en sorte que les athlètes et les autres membres du personnel se sentent chez eux.

Rien n’est laissé au hasard pour accommoder l’équipe. «C’est une expérience tellement intense qu’il faut vraiment prendre toutes les précautions, avance Mark Tewksbury. Pour guider et conseiller notre équipe, nous avons une excellente équipe. Tous des anciens olympiens.» La hockeyeuse Gina Kingsbury en fait partie. «On s’assure que les athlètes soient bien, explique la double médaillée d’or. On tente de répondre à toutes leurs questions sur le village, mais aussi sur Londres s’ils veulent explorer la ville après leur compétition.»

La cafétéria: À la soupe!
La cafétéria du Village olympique est immense, avec ses 5500 places. Pas étonnant, puisqu’elle devra accommoder 17 000 personnes pendant les Jeux. Les journées les plus occupées, on servira jusqu’à 60 000 repas.

À la fin des Jeux, 1,2 million de repas auront été engloutis. «La nourriture est excellente, affirme le chef de mission canadien, Mark Tewksbury. Ce matin, j’ai pris un déjeuner halal, ce midi, un dîner indien, et ce soir, je mangerai caribéen!»

Tous les types de cuisine sont effectivement servis ici. «C’était important pour nous, note le responsable de la nourriture au village, Nigel Garfitt. Nous voulons que les athlètes d’ailleurs n’aient aucun souci avec la nourriture qu’ils mangent, mais nous voulons aussi qu’ils puissent faire des expériences.»

Le Village en bref

  • Le site compte 3300 appartements pouvant loger plus de 17 000 athlètes et membres du personnel des équipes.
  • Les bâtiments résidentiels sont répartis sur 11 lots conçus par des architectes différents.
  • Après les Jeux, le Village sera converti en 2818 condos, incluant 1379 logements sociaux.

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