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Le Portugal qualifié aux dépens de l’Iran

SARANSK, RUSSIA - JUNE 25: Majid Hosseini of Iran challenge for the ball with Cristiano Ronaldo of Portugal during the 2018 FIFA World Cup Russia group B match between Iran and Portugal at Mordovia Arena on June 25, 2018 in Saransk, Russia. (Photo by Clive Brunskill/Getty Images) Photo: Getty Images

SARANSK, Russie — Un penalty raté par Cristiano Ronaldo a coûté le premier rang du groupe B au Portugal, qui a dû se contenter d’un verdict de 1-1 contre l’Iran dans son dernier match de groupe.

Cette nulle, combinée à celle de 2-2 entre l’Espagne et le Maroc, a fait glisser le Portugal au deuxième rang. Il affrontera l’Uruguay samedi, en huitièmes de finale.

«En fin de compte, la chose la plus importante c’est que nous poursuivons notre route, a dit l’entraîneur-chef du Potugal Fernando Santos. Nous étions confrontés à un adversaire coriace.»

Au lieu de Ronaldo, c’est Ricardo Quaresma qui a marqué pour les champions d’Europe 2016. Le milieu de terrain de 34 ans, qui en était à son premier départ dans le tournoi, a inscrit l’un des plus beaux buts de la phase de groupes.

Quaresma a marqué d’une frappe enroulée de l’extérieur du pied droit du haut de la surface de réparation, qui a déjoué le gardien plongeant Ali Beiranvand, devenant ainsi le plus vieux buteur du Portugal en Coupe du monde.

Le vétéran n’avait jamais marqué en neuf matchs au Mondial, lui qui a trouvé le fond du filet neuf fois en 78 matchs internationaux. Son but avait toutes les allures d’une frappe de Ronaldo.

Après que Ronaldo eut été stoppé — pour une sixième fois à ses 14 derniers penaltys —, Karim Ansarifard est venu contrecarrer les plans du Portugal en marquant sur penalty dans les arrêts de jeu. L’Iran devait absolument l’emporter pour espérer accéder à la phase éliminatoire.

«Nous dominions le jeu jusqu’au penalty, et nous n’avons pu le convertir. Ça n’a pas été parfait, mais c’est ça le foot, a mentionné Santos. Nous avons fait ce que nous devions faire et maintenant il faut se ressaisir et se préparer pour l’Uruguay.»

Le penalty accordé à Ronaldo a nécessité une révision vidéo à la suite d’une faute de l’attaquant Saeid Ezatolahi dans la surface. Déjà échaudés par un but refusé par les officiels à la vidéo dans leur match contre l’Espagne, les Iraniens ont mal réagi, se ruant vers l’arbitre du Paraguay Enrique Caceres.

L’arrêt de Beiranvand a rendu ses manifestations inutiles, mais l’Iran, davantage portée sur la défense, se voyait alors dans l’obligation de marquer plus d’un but pour aller de l’avant. Ils ont été incapables de le faire.

«Un coup de coude entraîne un carton rouge, a évoqué l’entraîneur-chef de l’Iran Carolos Queiroz, en ajoutant qu’il n’y a pas de règlement officiel qui stipule que Ronaldo ou Lionel Messi en sont exemptés. Les décisions doivent être claires et identiques pour tout le monde. Tout le monde reconnaît que la reprise vidéo (VAR) n’est pas irréprochable. C’est la vérité. Beaucoup de gens se plaignent.»

L’Iran a participé à cinq Coupes du monde — toutes depuis 1978 — et n’a toujours pas atteint la phase éliminatoire. Ses joueurs se sont effondrés en larmes après le sifflet final. Les célébrations muettes des Portugais ressemblaient davantage à un soulagement.

C’est l’Espagne qui a conclu au sommet du groupe B en raison du nombre de buts marqués. Autant l’Espagne que le Portugal ont terminé le tournoi avec un différentiel positif d’un but, mais les six buts des Espagnols ont fait la différence face aux cinq des Portugais.

L’Espagne affrontera la Russie dimanche.

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