Laissez Sanchez et Romo tranquilles
Le moment est bien mal choisi pour faire l’éloge de Mark Sanchez et de Tony Romo.
Les deux quarts-arrière, respectivement à la barre de l’attaque des Jets de New York et des Cowboys de Dallas, viennent de livrer une des pires performances de leur carrière. Peut-être même une des pires performances de l’histoire de leurs équipes.
Par contre, les deux hommes ne méritent pas nécessairement les critiques qu’ils reçoivent depuis quelques jours. Surtout, ils ne doivent pas perdre leur poste de quart partant.
D’abord Sanchez. Le produit de l’Université du sud de la Californie (USC) a été repêché cinquième au total en 2009. Dès sa première saison, on lui a donné le poste de partant. Au cours de ses deux premières campagnes, les Jets ont atteint la finale de l’Association américaine. Sanchez n’a pas été l’architecte de ces succès en séries. Il a été juste assez compétent pour ne pas gâcher le travail d’une défensive dominante.
En 2011, les Jets n’ont pas participé aux séries et ils risquent fort de ne pas être de la danse encore cette année. Mais ce n’est pas de la faute de Mark Sanchez. Comme ce n’était pas grâce à lui que les New-Yorkais ont bien fait en 2009 et en 2010. La défense, surtout après la perte du demi de coin Darrelle Revis, n’est plus ce qu’elle était, et le jeu au sol est pratiquement inexistant. De plus, les Jets comptaient probablement sur le pire groupe de receveurs de la NFL, même avant que Santonio Holmes se blesse.
Sanchez frôle peut-être l’incompétence, mais il n’a pas l’appui de ses coéquipiers depuis le début de la saison. Et son adjoint, Tim Tebow, est une aberration à la position de quart. Les Jets pourraient certainement s’améliorer à la position de quart-arrière. Mais pour y arriver, ils devront passer par le repêchage ou faire l’acquisition d’un vétéran, car le remplaçant de Sanchez n’est pas dans l’alignement en ce moment.
Romo le «martyre»
La situation de Tony Romo est un peu différente. Sur papier, il n’y a aucun doute qu’il est compétent. On peut même avancer qu’il est plutôt bon. Depuis le début de sa carrière, en 2006, il a toujours complété plus de 60 % de ses passes. En sept saisons, il a lancé 154 passes de touché contre 80 interceptions, un ratio respectable. Par contre, chaque fois qu’il connaît un mauvais match, comme lundi contre les Bears – cinq interceptions dans une défaite de 34-18 –, les médias et les partisans s’acharnent sur lui.
Imaginez toute la mauvaise presse que Scott Gomez a eue depuis son arrivée à Montréal et multipliez-la par 1 000. Voilà à quel genre de critique Romo doit faire face. Sa performance contre les Bears était catastrophique, mais Romo ne sera pas le dernier cette saison à se casser les dents sur cette défensive. Ses détracteurs répondront que Romo est incapable de remporter le «gros match». Qu’il n’a remporté qu’une partie en séries depuis le début de sa carrière. Cependant, cette statistique en dit beaucoup plus long sur la manière dont les Cowboys ont été gérés ces dernières années que sur le talent de Tony Romo.
À surveiller
Voici les matchs à ne pas rater au cours de la cinquième semaine d’action dans la NFL.
- Falcons c. Redskins (dimanche). Les Falcons sont toujours invaincus, tandis que les Redskins connaissent un début de saison difficile. Ces derniers peuvent toutefois se consoler avec les performances étonnantes de leur quart recrue, Robert Griffin III. Les Falcons ont eu de la difficulté la semaine dernière avec un autre quart mobile, Cam Newton. Peut-être plieront-ils l’échine devant Griffin III.
- Broncos c. Patriots (dimanche). La grande rivalité se poursuit. Tom Brady, des Patriots, et Peyton Manning, des Broncos et anciennement des Colts, ont croisé le fer 12 fois jusqu’à maintenant. Brady a l’avantage en ayant remporté huit de ces duels. Les deux hommes, assurés d’entrer au Temple de la renommée une fois leur carrière terminée, sont toujours au sommet de leur art et risquent de nous offrir encore une fois un spectacle haut en couleur.