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Joey Saputo est relativement satisfait

MONTRÉAL – Après une première saison en Major League Soccer, l’heure était au bilan chez l’Impact de Montréal, mercredi.

Tout l’état-major s’est réuni au stade Saputo devant une horde de journalistes pour faire le point sur cette première campagne somme toute réussie, mais qui a tout de même laissé un goût amer.

Le président de l’équipe, Joey Saputo, se dit satisfait à «7,5 sur 10» de cette première saison au cours de laquelle il croit que son équipe aurait dû participer aux séries.

«Je suis content, nous avons atteint notre objectif d’être compétitifs dès la première année, a lancé un Saputo souriant. Mais je ne suis pas totalement satisfait, car nous ne sommes pas une équipe de septième place.»

Il n’a d’ailleurs pas laissé place à interprétation en ce qui a trait à son objectif pour 2013.

«Nous ne voulons pas être près d’une participation en séries, nous voulons être des séries (…) et nous ne voulons pas laisser (sur le terrain) des points au classement en accordant des buts en fin de match», comme ça a souvent été le cas en 2012.

Financièrement, l’équipe n’aura pas réussi à faire ses frais, des dépenses imprévues, comme un troisième camp d’entraînement avant le début de la campagne, mais surtout, un objectif d’abonnements saisonniers non atteint en étant les principales raisons.

«Nous avions 8000 abonnements saisonniers et notre objectif pour la prochaine saison est de 10 000, a précisé Richard Legendre, vice-président exécutif. Nous souhaitons avoir un taux de renouvellement de 85 pour cent, ce qui serait parmi les plus élevés dans la MLS. Nous sommes confiants d’atteindre cet objectif. Actuellement, moins de cinq pour cent de nos abonnés ne renouvellent pas leurs billets.»

Le président Saputo ne se formalise pas de ces légères pertes financières: l’équipe planifie à long terme et ce déficit n’aura pas d’effet sur le produit qui se retrouvera sur le terrain l’an prochain.

D’ailleurs, le noyau de l’équipe devrait être sensiblement le même avec les retours de Patrice Bernier, Marco Di Vaio, Davy Arnaud, Matteo Ferrari, Alessandro Nesta, Nelson Rivas, Perkins et Andrew Wenger, notamment. Le président a été clair: l’équipe est aussi à la recherche d’un deuxième joueur désigné.

Le prochain séjour en Italie, où l’Impact affrontera Bologne et la Fiorentina, servira également à jauger les effectifs en vue de la prochaine campagne et à trouver les quelques éléments qui ont manqué à l’Impact au cours de cette saison inaugurale, notamment un milieu de terrain pour venir appuyer le travail de Bernier.

Certains vétérans auront toutefois une mauvaise surprise: on indiquera à quelques-uns d’entre eux au cours des prochains jours qu’ils ne feront pas le voyage et qu’ils peuvent offrir leurs services ailleurs.

La direction a d’ailleurs reconnu certaines erreurs dans la composition de sa formation. Le directeur sportif, Nick De Santis, a admis regretter, avec le recul, la transaction qui a envoyé Eddie Johnson, auteur de 14 buts, à Seattle en retour de Mike Fucito et Lamar Neagle.

«Eddie revenait d’Europe pour des raisons familiales, principalement, et il voulait se retrouver aux États-Unis, a expliqué De Santis. On aurait pu jouer la ligne dure avec lui, mais on s’est rappelé Bryan Ching et on a pris cette décision (…) qu’on regrette aujourd’hui d’une certaine façon.»

De Santis a ensuite longuement pesé ses mots au sujet de la déception qu’aura représentée «l’expérience» Donovan Ricketts devant le filet, jusqu’à ce qu’il passe à Portland en retour de Troy Perkins.

«Dans le sport professionnel, il y a toujours des erreurs. Le but est de trouver des solutions pour les corriger le plus tôt possible. Peut-être a-t-on attendu un peu trop dans le cas de Ricketts, a analysé De Santis. Avec Perkins, on a vu une grande différence dans la confiance de l’équipe et une grande différence au niveau professionnel.»

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