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C'est fait: Plekanec joue dans un 1000e match

Graham Hughes / La Presse Canadienne Photo: Graham Hughes
Michel Lamarche, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Un virus a terrassé Carey Price samedi et Andrew Shaw lundi matin. C’est probablement la seule chose qui aurait pu empêcher Tomas Plekanec de disputer sa 1000e rencontre de saison régulière dans la Ligue nationale de hockey, en soirée contre les Red Wings de Detroit.

Ce fait d’armes s’est concrétisé dès la 66e seconde de jeu alors qu’il est sauté sur la glace en compagnie de Charles Hudon et de Matthew Peca. Puis, à 16:56 au premier vingt, Plekanec a rendu la soirée encore plus spéciale en marquant son premier but de la saison, bonifiant l’avance du Tricolore à 2-0.

Plekanec est officiellement devenu le 12e joueur à atteindre ce prestigieux plateau dans l’uniforme du Canadien de Montréal, et le premier depuis le défenseur Hal Gill le 20 octobre 2011 à Pittsburgh.

L’exploit n’est pas passé inaperçu au Centre Bell. Avant le match, dans une vidéo à connotation humoristique, plusieurs de ses coéquipiers se sont dits impressionnés par le fait que Plekanec ait joué aussi longtemps… avec un col roulé!

Puis, pendant la première pause commerciale réservée aux stations de télé, l’annonceur-maison Michel Lacroix a confirmé le tout et la foule s’est levée en bloc pour offrir une chaleureuse ovation à Plekanec, qui se trouvait alors sur la patinoire.

Le vétéran tchèque, qui a joué tous ses matchs de saison régulière dans la LNH avec le Canadien sauf 17, a réagi en levant le bâton dans les airs en guise de salutations, puis en applaudissant à son tour les spectateurs.

«Ç’a été un moment spécial, a admis Plekanec après la victoire de 7-3 du Canadien. Je sais à quel point la foule est incroyable ici. J’aime jouer au Centre Bell. La réaction des spectateurs a été extraordinaire et je n’aurais jamais rêvé vivre un moment comme celui-là. Ç’a été une magnifique aventure jusqu’à maintenant ici et j’espère que ça va se poursuivre cette année.»

Grâce à tous les autres

Lorsqu’il a donné ses premiers coups de patin sur une patinoire de la LNH le 31 décembre 2003 à Dallas, Plekanec était loin de s’imaginer qu’il jouerait au moins 999 autres matchs au fil des années. Et pour ça, le vétéran tchèque n’a pas manqué de remercier les gens autour de lui après l’entraînement matinal à Brossard.

«Comme je l’ai déjà dit, c’est un beau plateau et je n’aurais jamais rêvé arriver à ce point. Tout le mérite revient aux gens à l’arrière-plan que l’on ne voit pas nécessairement autant. Je pense aux soigneurs — comme Graham (Rynbend) qui a passé 15 ans avec moi — qui m’ont aidé à participer à des matchs dans lesquels je n’aurais pas pensé pouvoir jouer, aux coéquipiers qui m’ont transporté lors de soirées où je n’étais pas à mon meilleur et, bien sûr, à ma famille.»

Plekanec a admis ne pas avoir gardé de souvenirs particuliers de son tout premier match, si ce n’est de l’excitation que ressent tout joueur qui vit pareil moment. Il pouvait toutefois dire avec assurance qu’il portait ce fameux col roulé!

«Ça fait longtemps, mais quand c’est ton premier match dans la LNH, c’est une soirée spéciale. Je n’ai probablement pas joué beaucoup. Je me souviens de la soirée, mais pas de moments de la partie en tant que tel.»

Lors de ce verdict nul de 1-1, celui qui portait alors le numéro 35 avait effectué 14 présences sur la patinoire, joué pendant 10:40 minutes secondes et n’avait récolté ni points ni tirs en direction de Marty Turco.

À l’époque, le capitaine du Canadien était Saku Koivu — qui n’avait pas joué — et l’entraîneur-chef était Claude Julien.

Ce dernier, en fait, est le seul lien entre les 1er et 1000e matchs de Plekanec dans la LNH et Julien ne s’est pas fait prier pour rendre hommage à Plekanec.

«Je l’ai eu la première fois qu’il est arrivé au Canada, a relaté Julien, lundi matin, en faisant allusion aux moments qu’ils ont passés ensemble avec les Bulldogs de Hamilton en 2002-2003, et je l’ai à son 1000e match.

«Je suis content de faire partie de sa célébration de 1000 matchs. C’est tout un exploit pour un joueur, surtout quand on sait qu’il a passé la majorité de sa carrière à Montréal. C’est tout un défi pour un joueur. Un joueur qui a apporté beaucoup de bonnes choses à l’organisation.»

Au fil du temps, Julien n’a jamais hésité à louer le professionnalisme de Plekanec. Ce fut de nouveau le cas, lundi.

«Il s’entraîne bien, il est un bon exemple. Il a beaucoup d’expérience pour partager avec une jeune équipe comme celle que nous avons présentement. C’est de l’expérience dont nous avons besoin sur la patinoire aussi. Il est respecté par tous ses coéquipiers, les entraîneurs et l’état-major.»

À bientôt 36 ans, Plekanec sait qu’il est au crépuscule de sa carrière. Il la poursuit une journée à la fois.

«Je veux simplement aider l’équipe chaque fois que je joue. Lorsque je suis sur la glace, je veux faire mon travail aussi bien que possible, peu importe mon rôle. Je regarde devant moi. Tant et aussi longtemps que je peux patiner et que je me sens bien, je veux continuer de jouer.»

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