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Julien et le CH offrent une nouvelle image

Graham Hughes / La Presse Canadienne Photo: Graham Hughes / La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — Le Canadien de Montréal offre une image différente depuis le début de la saison, celle d’une formation unie, divertissante et axée davantage sur la rapidité de réaction et d’exécution. Or, ce dernier détail semble avoir été au coeur des décisions de l’état-major de l’équipe au cours de l’été.

Si certains points de presse d’entraîneurs-chef — tous sports confondus — peuvent parfois frôler la banalité et même être un peu insipides, celui dans lequel s’est laissé entraîner Claude Julien mardi s’est avéré des plus informatifs.

Généreux dans ses réponses, Julien a parlé des changements apportés à l’équipe au cours de l’été. Changements chez les joueurs, chez ses adjoints, peut-être chez lui également. Et changements philosophiques, sans doute devenus nécessaires après la laborieuse saison 2017-2018.

«J’ai changé mon approche envers l’équipe, parce qu’on a bâti l’équipe d’une certaine façon cette année. Mais cette façon-là, on en a discuté», a d’abord confié Julien.

«Ce qu’on avait, c’étaient des joueurs que nous pensions être de bons patineurs. Alors, on a ajouté des Peca, des Domi, des joueurs qui patinent bien aussi. On a ajouté des joueurs qui formeraient le genre d’équipe qu’on recherchait. Je n’ai pas la même équipe que l’an passé. Je ne sais pas si j’ai changé, mais je me suis adapté à l’équipe que j’ai», a-t-il précisé.

Au fil de ses échanges avec les journalistes, Julien a notamment expliqué que lui et le directeur général Marc Bergevin s’étaient entendus sur une vision globale bien définie pour l’édition 2018-2019.

«Nous savions que nous allions nous rajeunir, mais nous voulions aussi inculquer l’élément de rapidité de réaction (quickness). La vitesse est une chose, la rapidité de réaction en est une autre. Il y a une différence. Vous avez des joueurs qui peuvent patiner à 100 milles à l’heure, mais qui n’ont aucune idée où ils vont. Nous recherchions de la rapidité d’exécution dans notre jeu de transition, dans l’échec-avant. Nous avons essayé de bâtir notre équipe autour de ces aspects.»

Ce détail était à ce point important que Julien s’y est attardé lorsqu’est venu le temps de choisir ses adjoints.

«Lors de mes entrevues, c’était important qu’ils soient des entraîneurs qui croyaient en ça. Et c’était le cas. Nous avons échangé des idées, nous les avons regroupées en fonction de ce dont nous avions parlé, soit la rapidité d’exécution.»

Dans les faits, le Canadien s’ajuste à un style de hockey qui s’est transformé depuis le jour où Julien a fait son entrée dans la LNH, le 17 janvier 2003.

«Je l’ai dit maintes fois: depuis ma première année à Montréal jusqu’à aujourd’hui, c’est tellement différent. Il y a tellement de choses qui ont changé que si, à titre d’entraîneur, je ne m’adapte pas, je ne suis pas ici devant vous aujourd’hui. C’est comme ça pour tout le monde, que ce soit les entraîneurs, les joueurs. C’est la tendance. Il faut être capable de s’adapter au jeu. En ce moment, à moins que je perçoive mal, les amateurs apprécient notre style de jeu parce que c’est excitant, énergique et qu’il se passe beaucoup de choses. Nous sommes dans la business du divertissement et nous devons offrir un bon produit.»

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