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Le côté professionnel de Plekanec mis de l’avant

Le côté professionnel de Plekanec mis de l’avant
Photo: Graham Hughes / La Presse CanadienneGraham Hughes / La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — De la façon qu’ils se sont exprimés, les principaux coéquipiers de Tomas Plekanec ont admis avoir été totalement pris de court en apprenant la fin de l’association du vétéran joueur de centre avec le Canadien vendredi matin. Et tous ont mis en relief son professionnalisme et son dévouement.

«C’est dur», a affirmé le capitaine Shea Weber, qui a été le premier joueur de l’équipe à s’exprimer à ce sujet lors d’une mêlée de presse pendant que ses coéquipiers s’entraînaient.

«C’est un moment émotif pour lui, j’en suis sûr, et même pour moi et notre équipe. Il a littéralement mis son coeur dans cette organisation et y a joué presque 1000 matchs. Il est un vrai professionnel qui s’est dévoué pour cette équipe.»

De la façon dont Weber a parlé, c’est à se demander si Plekanec n’a pas même versé quelques larmes. D’ailleurs, lorsqu’il était assis aux côtés du directeur général Marc Bergevin en conférence de presse, on a senti Plekanec très ému.

«C’était difficile de vivre ce moment et de le voir comme ça. Je n’entrerai pas dans les détails, mais c’était quelque chose de difficile, a répété Weber. Tomas n’a jamais été porté sur les discours. Ça n’a pas été très long.»

De tous les joueurs du Canadien, Carey Price est celui dont l’association avec Plekanec remontait le plus loin, dès la saison recrue du gardien, en fait.

«Je ne sais pas trop comment le dire, mais il n’y a pas de doute que ç’a été un choc, a reconnu Price. Il a été un grand coéquipier pour moi pendant de nombreuses années. Je suis certain qu’il est déçu de voir arriver la fin. Ce n’est pas une situation facile que de devoir dire au revoir. Je suis sûr que ce sera difficile pour moi un jour.»

Avec le départ de Plekanec, Phillip Danault est le candidat logique pour camper le rôle si longtemps réservé au Tchèque de 36 ans.

«Il a rendu de fiers services au Canadien. Il a été un solide joueur dans les deux sens du jeu. J’ai utilisé beaucoup d’atouts qu’il m’a montrés sur la patinoire, a noté Danault. Il a été un joueur exemplaire et tout un mentor. Dans les mises en jeu, par son intelligence en défensive, il a été un modèle pour moi. Ce sont des petits détails comme ceux-là qui m’ont aidé à devenir le joueur que je suis aujourd’hui.»

Le départ de Plekanec met également fin à une étroite association avec l’entraîneur-chef Claude Julien. Les deux hommes se sont parlé vendredi matin et Plekanec lui a rappelé qu’il avait été son premier entraîneur-chef et son dernier en Amérique du Nord.

«Je suis très fier d’avoir eu l’occasion de diriger un gars extrêmement professionnel pendant toute sa carrière, a affirmé Julien. Un joueur qui a apporté beaucoup à cette organisation. Nous nous rappelons tous de ses meilleures années. Il pouvait récolter des points, il excellait dans les mises en jeu et lors de responsabilités défensives. Je n’aimais pas diriger contre lui et j’ai préféré être son entraîneur. Je suis sûr que c’est une journée difficile pour lui et en même temps, je me sens mal par rapport à ce qu’il doit ressentir.»

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