Dumont n’est pas à Montréal en touriste
BROSSARD, Qc – Gabriel Dumont ne s’amène pas au camp du Canadien uniquement pour «remplir un chandail». Le meilleur marqueur des Bulldogs de Hamilton veut tout faire afin de bousculer la hiérarchie établie et se faire une place au sein de la formation.
«Personne n’a été invité pour jouer au touriste, a tranché samedi le pugnace attaquant natif du Témiscouata. Je ne suis pas ici pour passer la semaine et retourner à Hamilton. Je suis ici pour rester et je vais tout faire pour forcer la main des dirigeants.»
Auteur de neuf buts dans ses 14 derniers matchs, Dumont connaît une fructueuse séquence dans la Ligue américaine (LAH). Il domine l’équipe avec 22 points, incluant 12 buts.
«Je n’ai rien changé dans mon jeu, a-t-il dit. Dernièrement, j’ai joué avec de très bons joueurs, Michaël Bournival et Brendan Gallagher. Je fais juste mon travail, je leur donne la rondelle et je vais me positionner devant le filet. La rondelle me trouve, ça va donc bien.»
Le joueur de centre âgé de 22 ans sait que les ouvertures sont peu nombreuses, même s’il pourraît être appelé à combler l’absence de Petteri Nokelainen en début de saison. Mais il se dit prêt à évoluer à l’aile, gauche ou droite, s’il le faut.
«J’ai joué aux trois positions cette saison. Quand on me demande à quelle position je joue, je réponds que je suis attaquant.»
Dumont, choix de cinquième tour en 2009 (139e au total), a dit avoir prouvé pouvoir tenir son bout dans la Ligue américaine.
«Le calibre était plus fort cette saison en raison du lock-out et je me suis tiré d’affaire contre des joueurs qui ont déjà joué dans la Ligue nationale. Je suis content de ça.»
De façon concrète, Dumont a dit avoir amélioré son coup de patin ainsi que son jeu en défensive.
«Je veux être intense au jeu, mais je ne veux pas placer mon équipe dans le pétrin. C’est un aspect sur lequel j’ai travaillé très fort avec Sylvain (Lefebvre, l’entraîneur des Bulldogs). J’ai le sentiment d’avoir gagné une bonne coche depuis le début de la saison», a-t-il conclu, en se disant surpris de n’être accompagné à Montréal que de trois de ses coéquipiers.