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St-Pierre dominant et toujours champion

Photo: Graham Hughes

Nick Diaz a fait sortir Georges St-Pierre de ses gonds en conférence de presse. Il a toutefois échoué dans le ring. Le Québécois a remporté le combat de championnat, qu’il a largement dominé, par décision unanime samedi soir au Centre Bell.

Diaz a tenté de baisser sa garde pour forcer St-Pierre à l’attaquer plus agressivement, il a essayé les railleries, les grimaces. Rien n’y faisait. Le champion des mi-moyens de l’UFC est resté fidèle à lui-même, discipliné autant au sol que debout. Il a d’ailleurs avoué après le combat qu’il craignait les aptitudes de boxe de Diaz, c’est pourquoi il l’a gardé à distance durant la majorité du combat avec ses jabs et des coups de pied. Quand il n’imposait pas sa volonté au sol.

Diaz a peut-être été impressionnant en esquivant un nombre étonnant de tentatives de projection, mais GSP, un spécialiste en la matière, y est bien sûr arrivé. Chaque fois, il s’appliquait méthodiquement à envoyer le plus de coups de poing et de coups de coudes possible au visage et aux côtes de Diaz.

Le troisième round a été le plus intéressant du combat. C’est au cours de ces cinq minutes que St-Pierre a décoché ses meilleures frappes, mais Diaz a, lui aussi, fait des siennes. Un peu avant la fin de l’engagement, il a réussi quelques belles combinaisons qui ont légèrement ébranlé GSP. Ce dernier s’est sorti du pétrin avec son arme de prédilection, la projection au sol.

Malgré tous les mots durs échangés au cours des derniers jours, voire des derniers mois, les deux rivaux se sont fait l’accolade une fois que la cloche a sonné la fin du combat. En entrevue, St-Pierre a rendu hommage à Diaz pour ses talents de combattants et l’a même qualifié de «bon gars».

St-Pierre a maintenant défendu son titre pour une huitième fois de suite. Il s’est incliné pour la dernière fois en 2007, contre Matt Serra. Par contre, il n’a pas mis un adversaire K.-O. depuis B.J. Penn, en 2009.

Diaz, pour sa part, ne s’était pas battu depuis le 4 février 2012, une défaite contre Carlos Condit. Une suspension explique ce si long délai depuis sa dernière présence dans l’octogone.

Sa dernière victoire remonte au 29 octobre 2011, contre B.J. Penn.

L’autre combat majeur : Johny Hendricks c. Carlos Condit
En bon garçon du sud des États-Unis, Johny Hendricks est entré sur le ring accompagné d’une chanson country. Contraste total, Condit s’est présenté avec du Rage Against the Machine en toile de fond.

Les fans n’avaient toutefois pas besoin de guitares électriques pour se réveiller. Ils étaient prêts pour ce que plusieurs considéraient comme LE combat de la soirée. Et les deux pugilistes n’ont pas déçu.

Hendricks a remporté un combat extrêmement serré par décision unanime. Tout s’est joué au chapitre des projections au sol. C’est la seule catégorie où Hendricks a dominé son adversaire car, même une fois au tapis, Condit arrivait à esquiver toutes ses attaques.

Hendricks s’est bien sûr servi de sa redoutable gauche pour tenter de faire voir des étoiles à son vis-à-vis. Il a même touché la cible à quelques reprises, mais Condit a toujours répliqué avec de belles frappes tactiques.

Les deux combattants au visage ensanglanté ont eu droit à une ovation debout bien méritée à la fin des 15 minutes.

Si ce n’eut été de l’animosité entre Georges St-Pierre et Nick Diaz, Hendricks aurait vraisemblablement été celui qui aurait affronté le champion des mi-moyens du UFC. Avant samedi, l’Américain avait remporté ses cinq derniers combats, dont trois étaient contre des adversaires classés dans le top 10 dans leur catégorie. Il peut maintenant ajouter Carlos Condit à son tableau de chasse.

Il a d’ailleurs lancé un défi à St-Pierre sur l’octogone, quelques secondes après avoir été déclaré vainqueur. «Je mérite ma chance, a-t-il lancé. Si tu ne me la donnes pas Georges, je vais me présenter chez toi avec un arbitre et on va régler ça.»

Côté l’emporte
Patrick Côté jouait le tout pour le tout au UFC 158. Le Québécois était de retour dans l’octogone après une victoire peu convaincante au UFC 154 – son adversaire, Alessio Sakara, avait été disqualifié après le combat.

Il a gagné samedi, à la surprise de certains, par décision unanime contre Bobby Voelker.

Les deux hommes se sont livré une belle bagarre. Le deuxième round a été particulièrement animé puisqu’ils ont tout deux été ébranlé. Côté a envoyé quelques bonnes combinaison à Voelker tandis que ce dernier a souvent fait mal au Québécois, entre autres sur un puissant coup de genou.

Le troisième round, par contre, a été tout à l’avantage de l’ancien de l’organisation Strikeforce. Il a mieux encaissé les coups que Côté tout en envoyant de plus convaincants. Voelker, qui en était à son premier combat au sein du UFC, a aussi passé les dernières minutes du duel à malmener son adversaire pendant que ce dernier était prisonnier sur le dos.

«Je pense que j’ai gagné les deux premiers rounds, a affirmé le Québécois après le combat. Mais j’étais très fatigué après le deuxième et il m’a brassé au dernier round. Je vais devoir travailler avec mes entraîneurs pour être sûr que ça ne se reproduise plus.»

Côté disputait un premier combat en carrière chez les mi moyens samedi.

Autres combats
Le Montréalais Mike Ricci a croisé le fer avec Colin Fletcher pour lancer le gala principal. Le combat, souvent ponctué par les huées d’une foule en manque d’action, a été remporté par Ricci. À aucun moment, un des combattants a été réellement ébranlé ou en danger. Il s’agit de la première victoire en carrière du Québécois dans le UFC.

Le duel suivant a été un peu plus animé. Nick Ring et Chris Camozzi se sont échangé de bonnes taloches et Camozzi en a fait juste assez pour gagner la faveur des juges – décision partagée.

C’est au cours du duel entre Jake Ellenberger et Nate Marquardt que la foule s’est réellement animé. Dès le premier round, Ellenberger a envoyé son adversaire au tapis avec une solide combinaison gauche-droite. Il s’est ensuite rué sur Marquardt et l’arbitre n’a eu d’autre choix que de mettre fin à l’affrontement.

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