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Une chance qu’il y a Toronto!

La saison de Canadien a pris abruptement fin la semaine dernière et la ville était en pleurs.

Il faut dire qu’un tiers du club était à l’infirmerie, qu’un tiers avait déjà abandonné avant le début des séries et que l’autre tiers était composé de sept nains.

Le deuil qu’a fait Montréal de ses espoirs de Coupe Stanley a toutefois été de courte durée. Dès lundi soir, la ville a retrouvé sa joie de vivre alors que les Maple Leafs se faisaient détrousser d’une avance de trois buts en troisième période avant d’être éliminés par les Bruins de Boston.

Comme le veut le dicton, quand on se regarde, on se désole, et quand on se compare à Toronto, on rit en mautadine. Ou quelque chose comme ça.

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Au soccer, le Toronto ne vaut pas de la chnoute, au baseball, les Blue Jays sont le flop de l’année, et voilà qu’au hockey, où tous les espoirs étaient permis, les Maple Leafs flanchent comme du beurre dans la poêle. Il n’y a qu’au niveau municipal où Toronto est meilleure que Montréal, et encore là, elle est dirigée par un redneck alors que Montréal n’est dirigée par personne. Ça s’équivaut presque.

Oublier
Cette diversion causée par l’élimination de Mikael Grabovski permet aux Montréalais d’oublier les déboires de leur équipe. Oublier que Carey Price, en plus d’avoir peur des lancers provenant de l’enclave, ou de la zone payante, ou de la «slotte» (choisissez le mot que vous préférez), a peur de faire son épicerie tout seul.

Oublier que Scott Gomez est toujours actif en séries pendant que Canadien continue de payer son contrat faramineux en jouant au golf.

Oublier que Max Pacioretty n’est plus que l’ombre de lui-même, que Markov est presque aussi fini que son genou et que Marc Bergevin ne réembauchera probablement pas Colby Armstrong même s’il était le seul à mettre un peu de vie dans le chef-d’oeuvre de téléréalité qu’est 24CH.

On a même presque oublié la cravate rose de Michel Therrien.

Merci
Merci Toronto de mettre un peu de baume sur nos égos meurtris. Montréal a bien besoin de toi pour survivre à tout ce qui lui tombe dessus (il y a même un trou dans le pont Champlain!). Un jour, les Nordiques reviendront peut-être, et tu pourras partager avec eux l’odieux de servir de point de comparaison pour ragaillardir le cœur des Montréalais. Mais en attendant, merci Toronto d’exister.

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