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Marianne St-Gelais déjà en mode olympique

La double médaillée olympique Marianne St-Gelais ne chôme pas en ce moment. Les sélections canadiennes et les premières Coupes du monde de patinage de vitesse courte piste sont à nos portes. De plus, la saison culminera avec les Jeux de Sotchi, en 2014. La Québécoise a tout de même pris le temps de parler à Métro de sa préparation en vue de cette saison olympique.

Même si la nouvelle campagne n’est pas commencée, votre horaire doit tout de même être assez chargé?
Oui, on a commencé assez tôt. Nous sommes sur la glace depuis le début du mois d’avril. Nous n’avons pas le choix parce que les sélections olympiques sont en août. Les saisons olympiques sont toujours chargées. L’entraînement va bien cependant. Nous allons d’ailleurs en Hongrie pour un camp d’entraînement au début du mois de juin. L’équipe olympique va sûrement y retourner en janvier pour s’habituer au décalage horaire avant les Jeux.

Vous avez terminé la saison en faisant la finale au 500 m aux championnats du monde en mars et vous avez terminé quatrième au classement général. Êtes-vous satisfaite de votre fin de saison et de vos performances durant l’année?
J’ai connu une belle saison, mais je trouve que j’ai eu un départ un peu lent. Je ne me fie jamais à mes résultats, je ne fonctionne plus comme cela. Je trouve toutefois que ç’a été long avant d’embarquer dans la game des Coupes du monde et de l’entraînement. Cela ne m’a pas nui en tant que tel, mais j’aurais pu avoir de meilleurs résultats. Toutefois, cela m’a permis de terminer en force. Les championnats du monde ont été une de mes meilleures compétitions en carrière.

Est-ce que le changement d’entraîneur (de Sébastien Cros à Frédéric Blackburn) a eu un effet sur vos performances durant la saison?
Je suis sûre que oui. J’ai été lente avant de m’adapter. J’ai surtout eu de la difficulté avec ma confiance. J’ai toujours associé mes victoires à Sébastien. Donc, cela m’a pris du temps cette année à comprendre que je pouvais encore réussir avec un nouvel entraîneur. Tant et aussi longtemps que je ne décrochais pas une médaille ou n’obtenais pas un résultat satisfaisant, j’allais douter de moi. C’est con parce que je sais très bien que c’est moi, la machine, et que les autres autour sont des outils qui m’aident. Tranquillement pas vite, je suis redevenue la patineuse que j’étais.

En quoi une saison olympique est-elle différente?
Honnêtement, je ne penserai pas beaucoup à mes résultats dans les quatre Coupes du monde auxquelles j’espère participer avant les Jeux. Je veux aller aux Olympiques en pensant à mon 500 m et à mon 1 000 m. Donc, je vais mettre l’emphase là-dessus tout en peaufinant ma technique et mes stratégies. Tant mieux si cela me mène sur le podium, mais je vais travailler sur l’exécution de mes courses.

***
Pas faciles, les sélections

Malgré votre expérience, est-ce que les séances de sélection canadiennes sont encore difficiles à vivre?

  • Un processus de sélection, ce n’est jamais le fun. Nous sommes toutes au même niveau et nous devons nous battre l’une contre l’autre. Nous sommes des adversaires, mais nous sommes aussi des amies et des coéquipières. C’est toujours un peu délicat. En même temps, je veux me classer, mais j’ai des favorites que j’aimerais avoir sur l’équipe. Je m’en fais pour moi, mais aussi pour les autres et pour mon chum (Charles Hamelin).

Marianne St-Gelais est porte-parole de roulerenligne.com, un site web qui fait la promotion de la pratique du patin à roues alignées.

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