Soyez inquiets (mais pas trop)
La dernière performance des Oiseaux avait de quoi décourager le plus fervent partisan.
Et c’est un peu la même rengaine chaque fois que les Alouettes subissent une raclée : un vent de négativisme violent souffle sur Montréal et est d’ordinaire accompagné de la traditionnelle averse d’«Anthony Calvillo est fini».
Or, si le passé du club de football montréalais nous a bien appris une chose, c’est que ce pessimisme est souvent prématuré.
Pas que la dernière performance n’est pas inquiétante, au contraire! C’était probablement la pire sortie offensive des Oiseaux depuis l’arrivée de Calvillo à Montréal en 1998. Le synchronisme n’était pas là, les entraîneurs de l’équipe se sont faits absolument détruire sur le plan stratégique, et la ligne à l’attaque s’est prise pour une passoire, accordant un humiliant total de sept sacs.
On sent de la frustration au sein de la formation, et le nouvel entraîneur-chef Dan Hawkins aura de moins en moins de lest si ça ne se replace pas bientôt.
Mais avant de tamponner un gros «ÉCHEC» sur la saison, considérez les points suivants…
La défensive a été très solide
Dans la foulée de cette gênante performance offensive, on a un peu négligé le fait que la défense a gardé l’équipe dans le match jusqu’à la toute fin du quatrième quart. Elle n’a jamais cessé de défendre son territoire malgré l’ineptie décourageante de l’attaque.
On a lancé pas mal de pierres à ce groupe inconstant l’an dernier. Il ne faudrait pas oublier de lui lancer des fleurs maintenant qu’il a fait son travail. Même si c’était contre Winnipeg…
Les unités spéciales aussi
L’ancien talon d’Achille de l’équipe a été très efficace, particulièrement sur les couvertures de bottés. Une excellente nouvelle.
Loin de moi l’idée de jouer les jovialistes, mais si l’attaque peut retrouver ses repères (après tout, ce sont les mêmes joueurs qui sont sur le terrain que lors des dernières saisons!), peut-être décrira-t-on ce désastre contre Winnipeg comme un accident de parcours.
Toutefois, si ça ne s’améliore pas radicalement contre les Stampeders de Calgary vendredi, promis, on vous laissera paniquer en paix.