Un peu d’amour pour les botteurs
Ah, les botteurs! Ces joueurs dont la jambe peut changer le cours d’un match… ou d’une saison.
Travaillant dans l’ombre, ils jouent pourtant souvent le rôle de catalyseur dans les succès (ou les insuccès) d’une équipe au football canadien.
Et lorsque la tension monte, ce qui surviendra assurément au cours des prochaines semaines – le sort de plusieurs formations universitaires sera décidé à l’aube des éliminatoires –, leur empreinte sur les parties ne risque pas de diminuer en importance!
En voici trois qui font du bon boulot cette saison et qui devront contribuer durant les rencontres à venir.
La Machine
- Boris Bédé – Université Laval
Le botteur du Rouge et Or est tout simplement dans une classe à part.
En plus de posséder une jambe puissante – comme en témoigne sa moyenne de 42,1 verges sur les dégagements –, le Français d’origine est d’une constance et d’une précision épeurantes.
Plus que botter loin, l’important pour un joueur à cette position demeure toutefois de bien «placer» le ballon afin d’empêcher l’adversaire de faire des dommages sur les retours. Et à ce chapitre, le longiligne Bédé n’a pas encore trouvé de réelle compétition au sein du circuit québécois.
Le Vétéran
- Mathieu Paquette– Université Bishop’s
Dans le jargon footballistique, on utilise souvent l’expression «clutch» : c’est-à-dire réussir les jeux importants dans les moments cruciaux.
Aucun autre qualificatif ne colle mieux à la peau du botteur Mathieu Paquette cette saison. Le vétéran des Gaiters est un des principaux artisans de la surprenante fiche de 4-2 des siens en 2013. Deux fois cette année, sous haute pression en fin de rencontre, des victoires de Bishop ont été scellées par des bottés de Paquette.
Le Jeunot
- Félix Ménard-Brière – Université de Montréal
Encore un peu inconstant sur ses bottés de précision – ce qu’on peut pardonner dans une certaine mesure à un joueur de première année –, la recrue Félix Ménard-Brière montre de bien belles choses à ses entraîneurs cette saison. Le botteur des Carabins pointe au deuxième rang canadien (derrière Boris Bédé) pour le nombre de dégagements placés à l’intérieur du 20 adverse. Beaucoup de potentiel.