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Vidéo: Parrot est sur une belle lancée avant les JO

Photo: La Presse Canadienne

MONTRÉAL – S’il n’en tenait qu’à Maxence Parrot, les Jeux olympiques de Sotchi débuteraient en fin de semaine prochaine. Le jeune planchiste est actuellement sur une irrésistible lancée, après avoir raflé les honneurs des trois dernières compétitions auxquelles il a pris part.

Après avoir assuré in extremis sa qualification aux JO grâce à sa première victoire en Coupe du monde en carrière, à Stoneham, en finale de l’épreuve de slopestyle, le 19 janvier, Parrot vient de signer le doublé en or «big air-slopestyle» aux prestigieux X Games d’Aspen, au Colorado, le week-end dernier.

Il n’y a aucun doute que Parrot s’amènera à Sotchi comme l’un des favoris de la toute nouvelle épreuve olympique de slopestyle, qui se déroulera le 8 février — au lendemain de la cérémonie d’ouverture. D’ici là, il pourra réaliser qu’il est bel et bien un olympien!

«Je le croirai quand je mettrai les pieds en Russie, répétait-il encore, avant son coup d’éclat d’Aspen. J’ai éprouvé le même sentiment avant de participer aux X Games la première fois. Ce n’est que quand je suis arrivé là-bas que je me suis dit: ‘Wow, c’est gros’. Je dirai sans doute la même chose en arrivant à Sotchi.»

Il faut dire que le Bromontois, seul Estrien au sein de la délégation olympique canadienne d’athlètes, ne peut pas regarder trop loin tellement il enchaîne les compétitions à un rythme effarant.

«Du snowboard, j’en mange, lance-t-il. Je veux participer à plusieurs compétitions. Je suis à mon mieux quand je fais ça. D’autres vont préférer se ménager et mettre davantage l’accent sur l’entraînement. Moi, j’adore être en compétition.»

Même s’il paraît imperturbable, Parrot précise qu’être actif le plus possible lui permet d’apprendre en accéléré à gérer le stress des grandes compétitions. Il en aura bien besoin aux Jeux olympiques.

Peu de gens le savent mais, à Sotchi, il va tenter de monter sur le podium en dépit d’un poignet gauche cassé. Il s’est infligé la blessure il y a deux ans, mais il n’a pas voulu subir une intervention chirurgicale afin de ne pas diminuer ses chances de prendre part aux JO.

«Le médecin m’a dit que je devrai porter un plâtre pendant quatre mois, explique-t-il. J’ai donc préféré patienter. Je peux pas mal tout faire ce que je veux avec ma main, à l’exception de push-ups (pompes) à l’entraînement. En piste, la blessure ne m’incommode pas.»

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La piqûre
Un des plus jeunes athlètes canadiens à l’âge de 19 ans, Parrot a rencontré de la résistance de ses parents, Suzanne Noël et Alain Parrot, quand il leur a fait part de son vif intérêt pour le surf des neiges, vers l’âge de 8 ans.

«Mes parents trouvaient que c’était un sport trop dangereux pour moi. Ils m’ont dit que si je voulais le pratiquer, je devais me payer ma planche. Pendant l’été de mes neuf ans, j’ai travaillé à couper le gazon dans le voisinage et j’ai pu m’acheter une planche. La première fois que je l’ai utilisée, ma mère voulait que je reste dans la pente école. Mais je ne l’ai pas écoutée et j’ai tout de suite été sur les pistes. J’ai attrapé la piqûre.»

Parrot n’a cessé de progresser et d’accumuler les honneurs. Vers l’âge de 15 ans, quand il a réalisé qu’on pouvait voyager partout dans le monde et bien gagner sa vie en pratiquant le sport, il s’est dit que c’est ce qu’il voulait faire.

Le plus jeune d’une famille de trois enfants — il a deux soeurs — affectionne les sensations fortes et l’adrénaline que lui procurent les vrilles et les manoeuvres qu’il effectue dans les airs. Cette témérité lui vient de son père, un adepte de ski nautique style libre.

À Sotchi, le Canada pourrait marquer le grand coup dans l’épreuve masculine de slopestyle. Les quatre gars ont le potentiel de remporter une médaille. Le Montréalais Sébastien Toutant et Mark McMorris, de Regina, qui sont qualifiés aux JO depuis belle lurette, ainsi que Parrot pourraient occuper les trois marches du podium. Charles Reid, de Mont-Tremblant, n’est pas en reste.

«C’est très possible, souligne Parrot. Dernièrement, lors d’une compétition, Mark a remporté la médaille d’or, moi la médaille de bronze et Sébastien a fini quatrième.

«Ce serait assez exceptionnel qu’on réalise un triplé à Sotchi. Ça donnerait tout un élan au Canada au début des Jeux», résume-t-il.

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