Doug Hamilton plus à l’aise chez les Bruins
Quand Doug Hamilton était au milieu d’une séquence de 17 matchs disputés d’affilée dans le dernier droit du calendrier régulier, le défenseur des Bruins de Boston ne pouvait s’empêcher de penser à l’année précédente.
«Parfois je jouais, et parfois je ne jouais pas à l’époque, a-t-il noté. En ce moment, j’essaie de gagner ma place pendant les séries, d’être robuste, fiable et toutes sortes de choses comme ça, afin de les forcer à me faire jouer.»
Hamilton peut dire mission accomplie, et plus encore. Même s’il n’a que 20 ans, il fait désormais partie intégrante de la formation des Bruins et ça devrait être encore le cas quand la série du deuxième tour contre le Canadien s’amorcera cette semaine.
Hamilton n’est plus une recrue. Et bien que son temps de jeu limité à ses débuts soit davantage attribuable à la profondeur qu’ont les Bruins au poste de défenseur, plutôt qu’un reflet de son niveau de jeu, il n’a pas peur de reconnaître que sa vision des choses a beaucoup changé depuis un an.
«J’ai plus d’expérience et je me sens plus à l’aise à tous les niveaux, en raison du fait que je joue avec plus de constance au lieu de rentrer et de sortir de la formation à tout bout de champ. La situation est plus facile et plus plaisante», a déclaré Hamilton, la semaine dernière à Detroit.
Le Torontois de naissance a inscrit un but et trois aides dans la série de cinq matchs contre les Red Wings de Detroit. Il a réussi un joli but en patinant d’un bout à l’autre de la patinoire lors du troisième affrontement, et décoché le tir que Jarome Iginla a fait dévier pour inscrire le filet vainqueur en prolongation lors de la quatrième rencontre.
Mais l’impact qu’il a dans l’équipe va au-delà des statistiques offensives.
«Il a une très bonne vision du jeu, ce qui lui permet de réaliser des jeux et de trouver les ouvertures, a noté l’entraîneur Claude Julien. Il progresse très bien. On travaille avec lui sur l’aspect défensif, et il s’est beaucoup amélioré à ce niveau-là aussi.»
La progression de Hamilton semble naturelle en dépit du fait qu’il n’a qu’un peu plus de 100 matchs d’expérience dans la LNH. Ce qui ne devrait pas être une surprise puisqu’il était un espoir de premier plan. Il a d’ailleurs été choisi au neuvième rang du repêchage de 2011.
C’est là un choix qui aurait pu appartenir aux Maple Leafs de Toronto, mais ce choix a été un des deux du premier tour que les Leafs ont envoyé à Boston en retour de Phil Kessel. L’autre choix a été utilisé au deuxième rang en 2010 pour sélectionner Tyler Seguin.
Seguin est parti, ayant été échangé aux Stars de Dallas dans la transaction qui a permis aux Bruins de mettre la main sur Loui Eriksson et Reilly Smith. Hamilton pourrait toutefois devenir le genre du joueur qui ferait de Boston le vainqueur de l’échange impliquant Kessel.
«Il est plus solide, a dit Julien. C’était un jeune joueur qui, l’an dernier, s’est amené dans la ligue à la mi-saison — en raison du lock-out. Cette année, il savait à quoi s’attendre, et il joue avec de plus en plus de confiance.»