La LNH éliminera la compensation d'embauche
PEBBLE BEACH, États-Unis – Le bureau des gouverneurs de la Ligue nationale de hockey a décidé d’éliminer la controversée politique de compensation pour l’embauche de dirigeants à compter du 1er janvier prochain.
Selon cette politique, les équipes étaient forcées de concéder un choix de deuxième ou troisième tour à la suite de l’embauche d’un entraîneur ou d’un dirigeant provenant d’une autre formation.
Sous cette politique, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, sept choix au repêchage ont changé de mains. Deux équipes ont renoncé à cette compensation.
La politique de compensation pour l’embauche de dirigeants était parmi les sujets à l’ordre du jour lors de la deuxième et dernière journée de réunions du bureau des gouverneurs, mardi.
Quand les Oilers ont dû laisser tomber un choix de deuxième tour pour aller chercher Peter Chiarelli (Bruins), quand les Sabres ont dû faire une croix sur un choix de troisième ronde pour engager Dan Bylsma (Penguins), et quand les Blue Jackets ont dû céder un choix de deuxième tour pour embaucher John Tortorella (Canucks), cela a causé passablement de remous.
«Nous voulions établir une façon ordonnée pour les jeunes dirigeants ou entraîneurs de pouvoir grimper les échelons, a dit Brian Burke, le président des opérations hockey des Flames. Mais une organisation qui aurait du flair à les repérer serait compensée. L’intention n’a jamais été de l’apppliquer à la suite de congédiements.»
Les Oilers ont été les grands perdants de cette politique, alors qu’ils ont dû envoyer un choix de deuxième tour aux Bruins, pour Chiarelli, ainsi qu’un choix de troisième ronde aux Sharks, pour Todd McLellan.
Les Maple Leafs ont dû céder des choix de troisième ronde aux Red Wings et aux Devils pour Mike Babcock et Lou Lamoriello, respectivement.
Le président du club torontois, Brendan Shanahan, s’est dit d’accord avec l’élimination de la compensation, tout en ajoutant que cela n’a pas affecté la décision d’embaucher Babcock et Lamoriello.
À compter du 1er janvier, ce sera le retour de l’ancienne formule, où une équipe doit accorder la permission pour qu’on discute avec un employé, mais sans pouvoir demander de compensation.
«Ce qui était en place a très bien fonctionné pendant 10 ans, a dit le commissaire de la LNH, Gary Bettman. Le comité exécutif était unanime pour affirmer que d’y revenir était la bonne chose à faire.»
Le commissaire n’a pas voulu commenter la poursuite déposée par la famille du regretté défenseur Steve Montador, qui avance que des commotions cérébrales lui ont causé une encéphalopathie traumatique chronique.
Les discussions sur une expansion ont inclus des plans pour un repêchage spécial potentiel, qui exigerait des discussions avec l’Association des joueurs. Lundi, le comité exécutif a discuté des candidatures de Québec et de Las Vegas.
La prochaine rencontre du bureau des gouverneurs aura lieu dans le cadre du match des étoiles à Nashville, à la fin janvier.