Flottille de la liberté: des militants dénoncent un acte de sabotage
ATHÈNES – Des militants pro-palestiniens qui vont tenter dans les jours
qui viennent de briser le blocus maritime imposé à la Bande de Gaza ont
fait savoir mardi qu’ils avaient renforcé la sécurité autour de la
« flottille de la liberté », après un acte de sabotage qui aurait été
commis sur un de leurs bateaux dans le port grec du Pirée, près
d’Athènes.
Dans un communiqué, les organisateurs scandinaves de la flottille ont
affirmé que « des plongeurs hostiles » avaient coupé la tige de l’hélice
du « Juliano », un bateau occupé par des militants suédois, norvégiens et
grecs. Selon les organisateurs, les dégâts peuvent être réparés et cela
n’affectera pas le projet de départ de la flottille vers Gaza d’ici la
fin de la semaine.
Le départ de flottille a déjà été retardé, en raison de problèmes
administratifs avec les autorités portuaires grecques que les militants
attribuent à des pressions diplomatiques israéliennes. La crise
financière grecque risque de compliquer encore les choses, des
manifestants bloquant le port du Pirée dans le cadre d’une grève
générale de 48 heures qui a commencé mardi.
« Nous avons accru la vigilance sur tous les bateaux », a affirmé Dimitris
Plionis, un représentant de la flottille. D’après lui, ce sabotage
présumé a été perpétré par des individus « très entraînés », ayant
peut-être déjà travaillé dans l’armée ou les services de renseignements.
Il s’est toutefois gardé d’être précis dans ses accusations.
Le chef de la délégation norvégienne, Torstein Dahle, a affirmé dans un
communiqué que l’incident montrait que « quelqu’un » souhaitait à tous
prix « empêcher la flottille de prendre la mer ».
Les organisateurs de la nouvelle flottille internationale ont affirmé
que le « Juliano » avait été sorti de l’eau et se trouvait à Perama, dans
la banlieue du Pirée.