La violence doit cesser au hockey
La violence, même occasionnelle dans les matchs de hockey, je n’en veux plus. Quand va-t-on
se décider à abolir les gestes de violence dans le hockey professionnel comme dans les autres sports?
Le samedi 1er octobre, au Colisée de Québec, un joueur du Canadien a été victime de violence injustifiée de la part d’un joueur de Tampa Bay. Je boycotterai ce sport tant et aussi longÂtemps que les dirigeants de la Ligue ne poseront pas les gestes nécessaires pour endiguer définitivement cette violence qui déshoÂnore notre sport national.
Va pour la robustesse qui donne du panache et du mordant à nos sports de contacts. Au hockey, les joueurs ne sont-ils pas équipés en conséquence, après tout. Un bonne mise en échec dans un coin de la patinoire, oui, cela fait partie du spectacle.
Je préfère le football, puisque nous voilà devant un sport où, bien que la robustesse soit reine, la
violence est presque entièrement évacuée. On voit même assez souvent des adversaires se taper dans le dos entre deux essais. L’esprit sportif semble y être plus présent qu’au hockey.
Pour ma part, j’ai agi à titre de secondeur intérieur au football collégial. Jamais je n’ai été confronté à la violence. Je me suis fait ramasser en maintes occasions par des joueurs plus gros que moi et j’en ai ramassé plusieurs avec de très solides plaqués. Je me souviens même d’avoir blessé un joueur de l’équiÂpe adverse. Mais le geste posé était légitime, légal, fait dans les règles de l’art. Et je n’ai pu m’empêcher d’aller à la rencontre de mon adversaire en souÂhaitant qu’il puisse s’en remettre au plus tôt.
Ce qui me navre au plus haut point aujourd’hui, dans le monde du hockey professionnel, c’est que la violence fait partie du show. Bien des partisans salivent à l’idée d’assister à une bataille ou deux au cours de rencontres. Sans parler des coups mesquins assénés à la tête, au dos ou aux jambes des joueurs. Gestes pour lesquels les fautifs sont parfois expulsés des matchs.
Mais le tort est fait. La violence aura encore été tolérée. Elle aura été punie, d’accord, mais elle reviendra de plus belle. Parce que la violence est gratuite, vicieuse, lâche et à la portée des crétins. Et les crétins violents sont encore légion dans le merveilleux monde du hockey professionnel. Il faudrait assurer, à court terme, l’extinction de cette race de faux hockeyeurs.
– Yvan Giguère, Saguenay