Benoit Roberge, rédacteur en chef invité
L’animateur de Sur le pouce, en rediffusion au canal Évasion présentement, était de passage dans les bureaux de Métro lundi soir afin de jouer le rôle de rédacteur en chef invité. Vous pouvez donc lire ses commentaires sur les nouvelles du jour. Il a également demandé à notre journaliste Rachelle McDuff de préparer un texte sur le tourisme à Montréal.

Entrevue vidéo : Benoit Roberge répond à nos questions!
Cette attitude intransigeante des conserÂvateurs m’inquiète. Quand tu es majoritaire, il serait normal au moins de faire semblant d’écouter les autres.
Je suis toujours fier que Montréal rayonne à l’international. Je me sens privilégié de vivre dans une ville à l’échelle humaine, une ville qui respire.
J’arrive d’un tournage en France pour une nouvelle émission de voyage. J’y ai passé cinq semaines. J’y ai senti une fascination pour cette ville qui continue de résister à l’anglais. Pour bien des Français, le Québec est passé d’une terre de trappeurs à un endroit où tout est possible. C’est vrai. Si tu arrives avec des idées et du talent, toutes les portes sont ouvertes… Par contre, si tous les Français débarquent, ce sera peut-être plus difficile…
À bien y penser, j’aurais dû leur dire qu’on était encore des trappeurs, finalement. 😉
Qu’est-ce que je dis pour avoir l’air brillant sur un sujet que je ne maîtrise pas? Finalement, je pose des questions. J’apprends que les promesses des pays présents à la réunion sont un peu floues. Que les talibans, qui vivent aussi en Afghanistan, n’ont pas assisté à cette réunion. Que le Canada a déboursé 1,7 G$ pour l’Afghanistan depuis 2002, ce qui n’est, semble-t-il, pas tant que ça… Autant d’éléments d’information qui me permettent de remplir cette colonne sans donner mon avis. Ouf! On repassera pour avoir l’air brillant.
Ce qui fait la force d’une chaîne, ce sont ses séries lourdes. Ces dramatiques sont au moins le fruit d’un travail d’écriture et de réflexion. Elles permetÂtent aux comédiens d’incarner des personÂnages forts, qui restent dans l’imaginaire collectif. Ce sont elles qui marquent à long terme, qui laissent une trace.
J’ai un peu peur qu’on se retrouve rien qu’avec des téléréalités, des quiz et des séries américaines… et qu’on ne s’y reconnaisse plus.
Je suis chauvin pour tout ce qui concerne Montréal… sauf le hockey. Selon moi, il y a de la place pour deux équipes de la LNH au Québec. Je n’ai pas fait la Marche bleue, mais mon cœur de partisan espère toujours un retour des Nordiques. Peu importe le niveau de jeu de cette nouvelle équipe, ça ne pourra pas être plus ennuyant qu’à Phoenix…
Pis, voyons donc! Deux équipes à Toronto! Ça va diluer l’animosité qui tient les fans du Canadien en vie.