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On ne donne plus à boire en course

Finis, les ravitaillements en carburant durant les courses de F1. C’est ce qu’a décidé la Fédération internationale de l’automobile (FIA) avec en tête une limitation des coûts et un accroissement de la sécurité. Autre conséquence de ce choix : une action nettement plus relevée en piste.

De fait, cette interdiction de faire le plein au beau milieu de l’action vient modifier toute la gestion de course. On ne prépare plus une course par segments de 25 tours, on planifie l’ensemble de l’épreuve. Adieu donc, tactiques et stratégies qui faisaient qu’un Grand Prix pouvait se gagner – ou se perdre – selon le nombre d’arrêts prévus par une écurie.

Du coup, les pilotes doivent davantage batailler en piste, les dépassements sont beaucoup plus nombreux, et le spectacle est nettement meilleur.

 Â«Auparavant, c’était trop facile de jouer la course à l’économie, dit le pilote québécois Bertrand Godin. Il suffisait d’attendre que l’autre rentre pour enligner deux ou trois tours rapide, puis, après son propre arrêt, espérer revenir devant. Le spectateur ne voyait pas d’action en piste alors que cette année… Wow, quel spectacle! »

Les voitures ont dû s’adapter à ce surplus de poids en carburant bien indésirable: 160 kg d’essence dans un bolide qui en pèse 620 (poids minimal cette année), ça paraît. Il a fallu repenser toute la distribution de poids pour favoriser la tenue de route, et ce, autant avec le réservoir plein que lorsqu’il est presque vide en fin de course.

Plus lourde, la voiture sollicite davantage les freins. Il faut donc ménager ces derniers, tout comme il faut ménager les pneus – ce qui ne sera pas facile à Montréal, où le circuit Gilles-Villeneuve est réputé comme un des plus exigeants côté freinage.

Qui dit quantité d’essence suffisante pour terminer la course, dit évidemment réservoir plus grand. Pas évident de caser la chose sur une monoplace où, plus qu’ailleurs, l’aérodynamisme prend tout son sens… Si vous avez l’oeil, vous devriez constater que les F1 de cette année sont, en moyenne, de 10 à 15 centimètres plus longues (soit 5%) que l’an dernier. Ferrari et McLaren ont les plus longues du lot.

Des 24 pilotes engagés dans la compétition 2010, seuls Rubens Barrichello et Michael Schumacher ont connu l’ère des voitures qui entament un Grand Prix avec un réservoir plein. Ces vétérans de la F1 ont donc l’habitude, plus que les autres, de l’économie tant de la voiture que des pneus.

 Mais cet avantage n’est qu’une variable parmi tant d’autres et, pour l’heure, Michael Schumacher se contente d’une 9e place au classement des pilotes. Quant à Rubens Barrichello, il occupe en ce moment la 12e position…

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