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La «vraie» Stéphanie Dubois

Marc-André Lemieux - Métro

À quelques jours de son premier match dans le tableau principal de la Coupe Rogers, Stéphanie Dubois se sent bien. Après un début d’année difficile, la Lavalloise de 23 ans se dit en route pour atteindre son objectif et percer le top 50 de la WTA. Épaulée par son nouvel entraineur, Pierre-Luc Tessier, la 133e raquette mondiale affirme avoir retrouvé «la vraie Stéphanie».

La question que tout le monde doit te poser ces jours-ci : comment vas-tu?
Je me sens bien. J’ai fait la finale au tournoi de Lexington, au Kentucky, et je me suis qualifiée pour les quarts de finale à l’Open de Vancouver. Ça m’a permis de jouer beaucoup de matchs.

Pourquoi as-tu mis fin à ton association avec Simon Larose au printemps?
On avait tous besoin d’un changement. Des deux côtés, on sentait qu’il fallait passer à autre chose.

Avec le recul, comment expliques-tu ton début d’année décevant?
J’ai subi plusieurs défaites d’affilée. Ça ma fait perdre confiance. Mais depuis Wimbledon, je me sens mieux sur le terrain. Je retrouve «la vraie Stépha­nie», la fille énergique et positive. Celle qui est plus agressive et qui prend le contrôle des points.

Tu as atteint le troisième tour à chacune de tes deux dernières présences à Montréal? Joues-tu mieux devant les tiens?
J’adore Montréal. Jouer devant une foule parti­sane, c’est incroyable comme feeling. Il y en a que ça intimide. Pas moi. Ça ne me met pas de pression; ça me donne de l’énergie. Je ne suis pas show off, mais j’aime jouer devant un stade rempli à craquer.

Es-tu une fille nerveuse?
Je me suis beaucoup améliorée. Avant, un rien m’angoissait. Je suis une fille ordonnée. Si je pars pour un week-end, j’amène des vêtements pour six jours! Je suis très prévoyante, et ça m’aide à gérer mon stress. Je fais du mieux que je peux pour éliminer toute source de stress potentielle!

Que penses-tu de la relève au Canada?
Grâce au Centre national d’entraînement, les filles sont bien encadrées. Elles ont la chance de voyager beaucoup plus que nous. C’est un grand avantage. Je crois qu’il y a de bonnes joueuses qui s’en viennent.

Quelle est ton opinion sur le débat entourant les joueuses qui crient en frappant la balle?
J’ai déjà joué contre Maria Sharapova, et je peux dire que, sur le court, tu ne t’en rends pas compte. T’es tellement dans ta bulle que ça ne te dérange pas. Si c’était le cas, je me poserais des questions sur mon niveau de concentration!

En quelques mots, que retiens-tu de tes six premières années dans le circuit professionnel?
Je suis une meilleure joueuse de tennis, mais je suis aussi une meilleure personne. J’ai dû surmonter plusieurs épreuves : des blessures, des changements d’entraîneur… Ça m’a forcée à grandir, à acquérir une certaine sagesse, si on peut dire.

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