Après Price, la défensive
Au début de la saison du Canadien, tous les yeux étaient tournés vers Carey Price. Comment l’ancien premier choix du Tricolore allait-il réagir maintenant qu’il était de nouveau le numéro un dans la métropole? Jusqu’à maintenant, Price a été solide. On peut donc se concentrer sur un autre sujet pressant, la défensive.
En ce moment, seuls P.K. Subban et Jaroslav Spacek sont sous contrat pour la saison prochaine. Andrei Markov, Roman Hamrlik et Hal Gill peuvent tous devenir joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet, tandis que Josh Gorges peut devenir agent libre avec compensation – ce qui veut dire que l’équipe montréalaise aura le choix d’égaler n’importe quelle offre qui sera faite au pugnace défenseur.
L’unité défensive montréalaise a montré beaucoup de courage pendant l’improbable aventure en séries du Canadien la saison dernière. Mais quelques fois cet automne on l’a vue connaître des difficultés, dans une ligue qui compte de plus en plus de jeunes joueurs très rapides. Spacek, particulièrement, a mal paru sur plusieurs buts jusqu’à maintenant.
À long terme, le Tricolore devra changer la composition de sa défense, surtout la deuxième et la troisième paires de défenseur. Prolonger le contrat d’Andrei Markov est l’objectif principal. Le Russe est un des meilleurs joueurs de l’équipe, et son absence se fait cruellement sentir en cas d’avantage numérique.
Pierre Gauthier doit conserver un noyau composé de Markov, Subban et Gorges, puis trouver un équilibre entre rapidité et robustesse pour combler les trois autres postes. Même si Hamrlik accepte une baisse de salaire, qui est actuellement de 5,5 M$ par saison, il serait étonnant de le revoir à Montréal la saison prochaine. Pour ce qui est de Gill, il a assez de cÅ“ur et de leadership pour former une unité défensive à lui seul, mais on doit se demander si le vétéran de 35 ans est vraiment la solution pour les prochaines années.
Le Canadien ne compte pas une tonne de talents à la ligne bleue parmi ses jeunes espoirs. Il devra donc certainement aller pêcher un ou deux joueurs à l’extérieur de l’organisation pour garnir son alignement. Montréal devrait être capable de s’en sortir avec sa brigade défensive pour l’instant, mais au cours des deux ou trois prochaines années, des changements majeurs devront y être apportés.