Des clowns à prendre au sérieux
Durant la Convention internationale des clowns, qui se tenait la semaine dernière à Mexico, quelque 500 professionnels du rire latino-américains ont participé à l’élaboration d’un projet de formation en «clownologie». Pour l’occasion, le théâtre Venustiano Carranza était bondé.
Jaime Segobia, alias Pingo, a affirmé à Métro qu’un tel programme d’études permettrait aux gens de mieux comprendre leur travail et les efforts que les clowns doivent déployer pour pratiquer leur métier.
Un rôle qui change
Pour sa part, Ricardo Morales, aussi connu sous le nom de Llantim, a rappelé qu’avant, un clown pouvait arriver habillé en «civil» à une fête d’enfants, puis se changer sur place. Aujourd’hui, «ça paraît mal de procéder de cette façon. Dès son entrée en scène, un clown doit avoir l’air fantastique.»
Pour Llantim, faire rire les enfants peut changer le monde : «Nous pouvons nous servir de notre profession pour sensibiliser à un tas de problèmes, comme l’environnement, l’éducation et les bonnes manières.»
«D’une certaine façon, nous avons une responsabilité sociale», a-t-il fait valoir, et c’est pour cela que les clowns veulent maintenant être pris au sérieux. Pourquoi pas grâce à un diplôme postsecondaire?