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Se ressourcer et vivre de son art

En juillet dernier, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Chris­tine St-Pierre, annonçait l’ouverture, prévue en 2009, d’un studio pour les artistes québécois à Londres. Une initiative saluée par les artistes émergents d’ici, qui en arrachent souvent pour vivre, voire survivre, de leur art.

C’est le cas de Geneviève Morissette, jeune artiste de la relève montréalaise, qui croit que ce sont là des actions nécessaires à la survie culturelle au Québec. «C’est une belle initiative du gouvernement que de financer les artistes pour leurs projets de création, parce que c’est une étape essentielle», dit-elle.

Mais pour celle qui en est à sa troisième demande de financement auprès du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour la production de son premier album, le parcours des demandes de subvention est souvent laborieux et ne donne pas toujours les résultats escomptés. «J’ai de la difficulté à me structurer et à comprendre ce qu’ils veulent exactement, dit-elle. Parce que le talent de me structurer, je ne l’ai pas.»

Si le processus de demande est difficile, reste qu’il est nécessaire, selon Geneviève Moris­sette, pour encourager les artistes émergents. «C’est très intéressant pour un artiste d’aller ailleurs. Moi-même, je suis parfois saturée de mon milieu montréalais, de mon plateau Mont-Royal que je dépeins parce que c’est mon quotidien depuis des années, dit-elle. Aller ailleurs, s’imprégner d’une nouvelle culture, ça ne peut qu’être bénéfique. Et en plus, c’est un voyage qu’un artiste ne peut pas toujours se permettre.»

Expérience bénéfique
Au CALQ, on croit aussi que ce genre d’expérience ne peut qu’être bénéfique à la démarche d’un artiste. «C’est une opportunité très rare, lance Francine Royer, chargée de programme, de développement d’action régionale et internationale au sein du CALQ. D’autant plus que Londres est une ville culturellement vivante. Et de s’initier à une langue différente, c’est aussi très stimulant.»

Le studio londonien permettra donc à un artiste québécois de s’envoler vers le Royaume-Uni pour une durée allant de six mois à un an. Une bourse oscillant autour des 60?000 $ sera aussi offerte pour permettre à l’artiste de se loger et de se nourrir. «C’est l’occasion rêvée pour un artiste chevronné d’aller se ressourcer», poursuit Mme Royer.

Un jury pluridisciplinaire, formé en fonction des demandes qui seront remises au CALQ,  déterminera l’artiste sélectionné. L’organisme gouvernemental prévoit recevoir de 20 à 40 demandes pour ce projet. 

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