Lessard et Heurtel ne seront pas des prochaines élections
Deux nouveaux départs ont été annoncés mardi chez les rangs du Parti libéral du Québec (PLQ): les ministres Laurent Lessard et David Heurtel ne vont pas se présenter aux prochaines élections, selon les informations de Radio-Canada et de La Presse.
Le premier ministre Philippe Couillard a réagi, dans la journée de mardi, assurant qu’il aura la meilleure équipe à présenter aux Québécois pour le scrutin du 1er octobre.
Ces annonces viennent s’ajouter à la liste de ministres libéraux qui ne solliciteront pas de nouveau mandat le 1er octobre. Jusqu’à présent, trois ministres importants au sein du PLQ – Martin Coiteux, Stéphanie Vallée et Jean-Marc Fournier – ont signalé leur intention de ne pas se représenter dans les derniers jours.
La députée libérale Rita de Santis serait elle aussi en réflexion sur son avenir politique, a rapporté mardi le journaliste de TVA François Cormier sur Twitter. Elle prendra sa décision d’ici deux semaines.
En point de presse, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, voit d’un bon œil la vague de départs au gouvernement. «C’est la fin de règne. L’équipe libérale n’est pas soudée. Il y a quelque chose de malsain dans cette équipe», a-t-il affirmé. Le chef péquiste a également souhaité aux libéraux «une longue cure de désintoxication dans l’opposition» après les élections du 1er octobre.
Cette vague de départs chez les libéraux s’explique par la possibilité que les anciens ministres se retrouvent dans l’opposition, une perspective qui n’est pas très réjouissante pour eux. De plus, à partir des prochaines élections, les élus qui souhaitent démissionner avant la fin de leur mandat ne recevront plus d’indemnité de départ – qui équivaut à une année de salaire – à moins d’avoir une raison exceptionnelle telle que des problèmes de santé.
Par contre, les députés qui terminent leur mandat mais qui choisissent de ne pas se représenter, comme c’est le cas chez les libéraux présentement, vont recevoir l’indemnité de transition.
La loi 78, qui a été adoptée à l’unanimité en décembre 2015, prévoit qu’un député défait à sa réélection peut lui aussi toucher la prime.
