La récession oblige Juste pour rire à miser sur des valeurs sûres
La crise économique actuelle se répercute jusque dans la programmation du Festival Juste pour rire. En effet, en temps de crise, les responsables du Festival se tournent vers des spectacles qui ont déjà la cote auprès du public.
Les organisateurs de la grand-messe de l’humour ont redoublé d’ardeur dans leur travail de repérage. Les productions d’ailleurs qui seront présentée, dans la métropole cet été – comme PaGAGnini, une évasion musicale venue d’Espagne, et Balé de Rua, une troupe brésilienne – ont été choisies avec plus de soin que par les années précédentes.
«Au lieu d’envoyer deux ou trois personnes voir les shows, on en a envoyé sept ou huit, nous a expliqué Éric Belley, vice-président télé et festivals chez Juste pour rire. On a resserré nos critères de sélection. On ne s’est pas seulement laissés guider par le feeling.»
Bruce Hills, le directeur de Just for Laughs, a quant à lui souligné que la récession avait forcé son équipe à affiner sa technique de séduction pour attirer les grands noms de l’humour anglo-saxon, comme Martin Short, Whoopie Goldberg et John Cleese.
«Le public est prêt à payer, mais il veut s’assurer que ça va être drôle, a-t-il observé. Il veut des garanties et des grandes têtes d’affiche.»