Critiques CD de la semaine du 13 au 17 juillet 2009
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de The Dead Weather, Wilco, Billy Talent, Zaza Fournier.
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Sale et sombre The Dead Weather Horehound (4/5) |
Jack White sait s’entourer. Son nouveau groupe, The Dead Weather, formé d’Alison Mosshart (The Kills), de Dean Fertita (Queen of the Stone Age) et de Jack Lawrence (The Raconteurs), vient tout juste de lancer Horehound. White délaisse sa guitare pour la batterie sur cet album qui nous plonge dans l’atmosphère lourde d’un bar sombre et enfumé. La musique de The Dead Weather semble être une proche parente du blues, mais beaucoup plus sale. La voix traînante de Mosshart et les lignes de basse déjantée de Lawrence y sont pour beaucoup. Encore un bon coup de Jack White.
– Mathieu Horth Gagné
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Folk low-fi Wilco (the album) (3,5/5) |
Wilco n’a jamais connu le succès populaire qu’il mérite. Son rock low-fi a pourtant tout pour plaire, comme en témoigne son septième album studio. Mélodiques à souhait, les 11 titres de l’opus manquent peut-être d’audace (quand on les compare aux efforts précédents du groupe), mais ils présentent suffisamment de qualités pour traverser les mois, voire les années à venir. Parmi les perles, citons la mélancolique Deeper Down, One Wing, qui conserve sa jolie saveur folk en dépit de guitares électriques plutôt costaudes, et You Never Know, qui nous rappelle l’époque de gloire de Tom Petty.
– Marc-André Lemieux
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Coulé dans le rock Billy Talent Billy Talent III (3,5/5) |
Après Billy Talent II vient Billy Talent III. Le groupe a de la suite dans les idées, comme il en a dans sa musique et ses textes. Le quatuor canadien y va encore d’un album punk-rock agressif, où les thèmes abordés – la mort, l’abandon, le rejet – sont toujours aussi sombres. Du côté de la voix de Ben Kowalewicz, on remarque une tendance à réduire les cris stridents (réduire, et non supprimer). De quoi nous faire apprécier encore plus les refrains et les riffs accrocheurs. Un point négatif au bulletin : le groupe n’est pas à l’abri d’une impression de répétition qui peut se dégager au fil de l’écoute.
– Christian Duperron
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Rétro-kitsch Zaza Fournier Zaza (3/5) |
Nouvelle venue sur la scène française, Zaza Fournier arrive avec son style rétro-kitsch, son accordéon et sa jolie poésie. Avec sa douce voix et ses mots simples, mais beaux, l’auteure-compositrice-interprète tente à sa façon de réinventer la chanson française. Le désir est là, mais, affublée de son accordéon, Zaza est davantage plongée dans le passé que dans la modernité, excepté pour quelques rares pièces, dont Rêve américain. Cela ne l’empêche pas de présenter une musique sympathique, fort coquette. À découvrir sur scène aux FrancoFolies de Montréal.
– Geneviève Vézina-Montplaisir
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt