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Maxime-Billy Fortin : à un coup de patin de réaliser son rêve

Photo: Yves Provencher/Métro

Il y a plusieurs mois, Maxime-Billy Fortin avait parlé de son rêve à Métro : représenter Haïti, son pays d’origine, en patinage artistique aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

Ce qui ressemblait à un projet un peu fou l’été dernier risque fort de se réaliser. Le patineur, adopté par des Québécois quand il avait six mois, a maintenant la double nationalité. Il revient tout juste d’un voyage de deux semaines en Haïti au cours duquel il a rencontré le ministre des Sports du pays.

Il a profité de son séjour pour mettre sur pied la Fédération haïtienne des sports de glace, une étape fondamentale pour pouvoir être reconnu par l’International Skating Union (ISU). La mauvaise nouvelle? Haïti n’aura pas le temps de remplir toutes les conditions pour faire partie de l’ISU avant les prochains Jeux.

Cela n’a pas découragé le patineur de 26 ans. «Haïti peut avoir droit à un laissez-passer pour permettre à certains athlètes, qui n’ont pas de fédération reconnue, de participer aux Jeux en plus d’agir comme ambassadeur pour leur pays», explique-t-il. Maxime-Billy a même eu la confirmation que le président du comité olympique haïtien, Jean-Édouard Baker, travaillait en ce sens.

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L’histoire du patineur artistique ne s’arrête toutefois pas là. Des tonnes d’athlètes utilisent leur double nationalité pour participer aux Jeux olympiques. «Que j’aille aux Jeux ou pas, la fédération sera en Haïti, affirme Maxime-Billy. Mon objectif est que les Haïtiens puissent bénéficier de mon sport.»

Une fois que sa carrière amateur sera terminée – vraisemblablement après les Jeux de 2014 –, l’athlète a l’intention de vivre dans la perle des Antilles. «Je veux m’installer là et mettre sur place une école de patin. Je veux être avec les gens, travailler avec les jeunes», lance-t-il.

C’est pourquoi son projet de construction d’une patinoire, une des conditions pour être accepté au sein de l’ISU, est toujours prévu. «Je pense plus loin que mon sport, affirme-t-il. Je veux aussi permettre à d’autres athlètes de pratiquer leur discipline et de représenter, peut-être, Haïti.»

Conscient que le pays a été durement éprouvé au cours des dernières années, Maxime-Billy sait très bien que la construction d’un aréna n’est pas nécessairement une priorité.

«L’objectif est de réduire les coûts le plus possible, mais, avec un aréna, le pays pourrait accueillir d’autres activités sportives et culturelles, pas seulement du patin», dit-il.

Haïti on Ice
Maxime-Billy Fortin aura l’occasion de montrer son savoir-faire à ses compatriotes au début du mois de mars.

  • Il participera au spectacle Haïti on Ice. L’événement, qui doit avoir lieu les 1er et 2 mars à Port-au-Prince, aura lieu sur une glace extérieure.
  • En plus du Québécois, des patineurs bien connus seront de la partie. Les champions français Surya Bonaly et Philippe Candeloro seront les têtes d’affiche.

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