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Made in Dagenham: aux armes, citoyennes!

Ned Ehrbar - Metro World News

Miranda Richardson savait qu’elle subirait de la pression en acceptant le rôle de Barbara Castle, la première (et jusqu’à maintenant la seule) femme à avoir accédé au poste de secrétaire d’État, dans le film britannique Made in Dagenham. Elle n’a toutefois pas laissé la pression l’intimider. «Je savais que cette femme est très importante pour plusieurs personnes», dit Richardson en haussant les épaules.

C’est en faisant de la recherche sur la vie de Castle que l’actrice a trouvé son inspiration. «J’ai lu une biographie, vu des photos, des archives de reportages, raconte-t-elle. Et quand je lisais sur elle et que je regardais son portrait, dans le silence, en essayant d’ancrer tout ça en moi, j’ai soudainement pensé qu’elle était une femme merveilleuse et que j’aurais aimé la rencontrer.»

Le sujet traité dans le film était également quelque chose qui lui tenait beaucoup à cÅ“ur : Made in Dagenham brosse le portrait de la lutte des travailleuses de la plus grande usine de Ford en Grande-Bretagne, qui se sont battues pour obtenir des salaires équivalents à ceux des hommes ainsi que le respect de leurs employeurs. «Je crois que l’aspect concernant l’estime de soi, qu’on trouve dans le film, est très intéressant, dit-elle. C’est même quelque chose qui me faisait pester quand je travaillais avec une équipe composée principalement d’hommes pour la série Black Adder. Il y a une croyance populaire chez les hommes selon laquelle les femmes ne peuvent pas être aussi drôles qu’eux, dans un numéro d’humour par exemple. Et cette manie stupide de se dire : « Oh, elles sont merveilleuses, les filles. Elles ne sont simplement pas toujours aussi bonnes que les hommes. » C’est toujours présent. Et si quelqu’un pense que les choses fonctionnent de cette façon et que personne ne lui dit l’inverse, alors ça continue comme ça pendant très longtemps.»

Bien sûr, Richardson insiste sur le fait qu’elle a vu de l’amélioration, notamment dans les coulisses de l’industrie cinématographique. Sur le plateau de Made in Dagenham, particulièrement, l’actrice assure qu’il régnait «une atmosphère très agréable». Selon elle, un grand nombre de femmes sur un plateau représente un signe positif. «Ça me donne toujours un petit coup au cÅ“ur quand je vois des femmes exercer des métiers qui ont traditionnellement toujours été exercés par des hommes, déclare-t-elle. Et il n’y a pas une raison pour laquelle ils ne le font pas; c’est simplement qu’on laisse de plus en plus de place aux femmes, et que de plus en plus de femmes veulent occuper ces postes.»


Made in Dagenham
En salle dès vendredi

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