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Neuf jours de parcomètres gratuits au centre-ville

Le maire Benoit Labonté a annoncé hier qu’il fera de
l’arrondissement de Ville-Marie une zone libre de parcomètres du 20 au
28 décembre. Cette mesure, qualifiée d’exceptionnelle par M. Labonté,
vise à soutenir les commerçants du centre-ville en cette période
économique difficile.

La suppression de la tarification des 7
500 parcomètres de Ville-Marie (à  l’exception de ceux situés dans le
parc du Mont-Royal) pendant neuf jours devrait coûter entre 100 000 $
et 150 000 $ à l’arrondissement.

«C’est notre devoir de venir en aide aux commerces du centre-ville», a expliqué en point de presse Benoit Labonté.

Pour et contre
Le directeur général de la Société de développement du Quartier Latin, Claude Rainville, voit d’un bon Å“il ce projet.

«C’est un test intéressant à faire, a-t-il indiqué. On verra à long terme ce qu’on peut tirer de l’exercice.»

Mais
pour le vice-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal et
conseiller du district de Ville-Marie, Sam-my Forcillo, l’annonce
relève de la pure «improvisation». «Les parcomètres qui sont
installés servent à assurer une rotation des voitures qui sont
stationnées dans les rues, a-t-il rappelé, en entrevue à Métro. S’ils
sont gratuits, les gens qui travaillent au centre-ville vont simplement
stationner leur voiture pour la journée. Ça n’aidera en rien les
commerçants.»

M. Forcillo soutient également que la
proposition du maire Labonté cause certains problèmes de logistiques
puisqu’une partie des parcomètres se trouvant dans Ville-Marie
appartiennent à la Ville et ne sont pas sous juridiction locale.

Gratuité demandée à la STM
Benoit
Labonté compte aussi demander au Comité exécutif de la Ville de
Montréal de rendre le transport en commun gratuit sur l’ensemble du
réseau de la Société de transport de Montréal (STM) du 23 au 26
décembre.

Mais selon Marianne Rouette, conseillère aux
affaires publiques de la STM, un tel projet n’est pas envisageable
puisqu’offrir gratuitement le service de transport en commun sur tout
le réseau coûterait au bas mot 500 000 $ par jour.

«Si on
fait ça pendant quatre jours, ça commence à faire pas mal de sous»,
a-t-elle soutenu, rappelant que la STM est aux prises avec un manque à
gagner de 38 M$.

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