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Montréal s’attend à une deuxième vague d’inondations

Soraya Martinez Ferrada et Jim Beis devant une digue naturelle retenant la crue des eaux de la rivière des Prairies.
Soraya Martinez Ferrada et Jim Beis. Photo: Olivier Robichaud / Métro

Alors que le niveau de la rivière des Prairies continue d’augmenter avec la crue printanière, Montréal se prépare déjà à combattre une deuxième vague d’inondations au mois de mai. D’autres fermetures de rues sont à prévoir.

Mardi, les débits d’eau observés au barrage Carillon ont atteint plus de 7800 mètres cubes par seconde (m3/s). C’est davantage que le maximum attendu avec les averses de dimanche dernier (7094 m3/s). Sur la rivière des Prairies, le débit est d’un peu moins de 2900 m3/s. C’est près de la normale saisonnière et c’est même en diminution, mais le niveau d’eau continue tout de même de croître et s’approche des records observés en 2017 et 2019.

«Le niveau d’eau, c’est un indicateur. Mais ce n’est pas tout ce qu’on regarde», souligne Jim Beis, maire d’arrondissement dans Pierrefonds-Roxboro et responsable de la sécurité et de la prévention au comité exécutif de la Ville.

M. Beis a invité les médias dans son arrondissement mardi pour faire le point sur la situation avec la mairesse Soraya Martinez Ferrada. Sur place, une construction composée d’une digue naturelle, de sacs de sable et d’une digue modulaire retient les eaux de la rivière des Prairies. La construction traverse des rues, des parcs et des terrains privés le long de la berge.

Le tout pour éviter que les maisons ne soient inondées. Parce que, bien que l’eau pourrait redescendre au cours des prochains jours, Montréal s’attend à se battre contre la rivière à nouveau dans deux semaines.

«Les inondations viennent en vagues. On traverse une première vague en ce moment, il y aura une deuxième vague au début du mois de mai. On continuera de surveiller la situation à tous les jours», souligne Mme Martinez Ferrada.

Fermeture possible du boulevard Gouin

Selon la Ville, l’eau ne s’est infiltrée dans aucune résidence montréalaise pour l’instant. Toutefois, les déplacements sont difficiles à l’île Mercier, où les résidents ont de l’eau parfois jusqu’aux genoux lorsqu’ils essaient de traverser le pont.

Le pont de l’île Mercier demeure fermé à la circulation automobile, même si les piétons peuvent le traverser. Le chemin de l’Anse-à-l’Orme est aussi fermé sur presque toute sa longueur à cause du niveau des milieux humides qui l’entourent.

Selon M. Beis, le boulevard Gouin pourrait bientôt être fermé à la hauteur du pont qui enjambe la rivière à l’Orme, entre Senneville et Pierrefonds.

De l’argent réclamé pour les infrastructures

Cet après-midi, la mairesse Soraya Martinez Ferrada rencontrera la nouvelle première ministre, Christine Fréchette. Elle compte plaider pour des investissements massifs dans les infrastructures municipales, y compris celles destinées à gérer la rivière.

«J’ai été claire dans mes priorités au cours des derniers mois: l’itinérance et le logement, le transport collectif – il faut aller chercher l’argent du fédéral – et les infrastructures, ce qui inclut les infrastructures pour combattre les inondations», dit-elle.

«Les infrastructures, c’est un enjeu. Les municipalités gèrent 80% des infrastructures du Québec. On a besoin d’aide au niveau du financement parce qu’on ne sera pas capable d’assurer le maintien», plaide la mairesse.

Mme Martinez Ferrada souligne que Montréal a des milliers de kilomètres de rues à entretenir. Cette année, la saison des nids-de-poule a été particulièrement difficile.

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