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Des contrats 30 % plus chers à Montréal?

La Ville aurait effectivement payé ses travaux d’infrastructures 30 %
trop cher. C’est ce que prétend le parti Projet Montréal après avoir
épluché les contrats octroyés lors du dernier conseil municipal. Sur la douzaine de contrats d’asphalte et d’aqueducs accordés, mardi,
pour un total de 16,5 M$, dix d’entre eux ont fait sourciller les
fonctionnaires. Les prix soumis par les entrepreneurs sont en moyenne
inférieurs de 28 % aux estimations initiales qui sont notamment basées
sur les montants des contrats antérieurs.

Pourtant, la plupart des entreprises qui ont remporté les 12 contrats
sont les mêmes qui ont déjà fait les manchettes des médias dans la
rubrique des faits divers. «Ces résultats laissent croire qu’on s’est fait avoir pendant des années
et soulignent aussi l’importance d’avoir une enquête publique sur les
liens entre le secteur de la construction et le monde municipal», pense
Alex Norris, élu de Projet Montréal.

Du côté de l’équipe Tremblay, le responsable du Développement
économique, Alan DeSousa est plus tempéré. «Si le gouvernement décidait
de faire enquête publique, on n’est pas contre. Mais on n’attend pas
cela pour agir», indique M. De Sousa qui vante les résultats des nouvelles mesures prises par la ville
comme le fractionnement des trop gros contrats pour permettre aux petits
joueurs de soumissionner ou l’introduction de clauses anticollusion.

M. Norris rétorque qu’il reste du travail à faire. Il donne notamment
l’exemple de l’arrondissement de Verdun où 100 % des gros contrats
d’aqueducs vont au même entrepreneur. Rappelons que l’ancienne ministre des Transport Julie Boulet a toujours
refusé d’admettre que les contrats d’infrastructures coûtaient 30 % de
plus au Québec qu’en Ontario. Le gouvernement Charest refuse aussi de
lancer une commission d’enquête arguant que l’escouade de police Marteau
était déjà chargée d’enquêter.

Le fisc épluchera les contrats montréalais

Lundi, des avocats du gouvernement fédéral se sont présentés en cour
afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour éplucher les contrats
effectués entre 2006 et 2009, a révélé Rue Frontenac. Il s’agit de voir si les bénéficiaires des contrats donnés par l’administ-ration municipale, les arrondissements et les villes défusionnées ont bien été déclarés au fisc.

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