Un code du logement provincial réclamé
Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a réclamé, mardi, un code du logement provincial. Selon les chiffres du Regroupement, quelque 1 100 municipalités du Québec ne possèdent pas de réglementation en matière d’entretien et de salubrité des logements. Afin d’assurer à tous les locataires du Québec un logement décent, le RCLALQ souhaite l’adoption d’un code du logement unique.
Cette nouvelle disposition permettrait aux locataires de s’adresser à leur municipalité en cas de non respect des normes de salubrité établies, plutôt que de se fier à la Régie du logement, «qui est déjà aux prises avec un sérieux problème de délais», a affirmé la porte-parole du Regroupement, France Émond.
L’Association des propriétaires du Québec (APQ) a estimé que le RCLALQ faisait fausse route et a rappelé que la Régie du logement et la Régie du bâtiment avaient déjà le mandat de surveiller les immeubles. «Il faut encourager les propriétaires de logements locatifs à investir dans leurs immeubles par les rénovations plutôt que d’ajouter un autre système coûteux et complexe qui n’apporterait rien de plus aux locataires», a indiqué par voie de communiqué Martin Messier, président de l’APQ.