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Critiques CD: The Bloody Beetroots, Eminem, Protest the Hero…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de The Bloody Beetroots, Eminem, Protest the Hero, Cults, Céline Dion et Claude Dubois.

Délirant
The Bloody Beetroots
Hides
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Intense et schizoïde, voilà qui décrit bien Hide, le nouvel album de Bloody Beetroots. Si ces caractéristiques peuvent sembler négatives, détrompez-vous, car c’est tout ce qui fait le charme de ce groupe italien qui maîtrise parfaitement l’électro-punk. Depuis sa création en 2007, la formation, qui ne se montre en public que masquée, connaît un grand succès. Rien de surprenant lorsqu’on est aidé par de talentueux DJ comme Martin Solveig et Steve Aoki. Avec Hide, le groupe ne déçoit pas. Les morceaux sont élaborés avec finesse, chacun ayant sa personnalité propre. Seul point en commun, ils sont tous rythmés et donnent envie de danser! Bref, on adore, et on craque, surtout pour Furious (délirant!), Out of Sight et Spank.
– Daphnée Hacker-B.

Mon nom est…
Eminem
The Marshall Mathers LP 2
Note: 3.5sur5

What’s your name? «Marshall.» Who’s your Daddy? «Je n’en ai pas», rappe Eminem sur Rhyme or Reason, samplant le Time Of The Season des Zombies. Inspiré, Em? Peut-être pas sur toutes les pièces de cette suite à son album phare de 2000, mais sur la plupart, oui. Après la légère débâcle de Relapse et la Recovery conséquente, le garçon de Détroit, 41 ans au compteur, semble ici en forme. Son flow toujours aussi mitraillette amplifie la violence démesurée, même pour lui, de ses textes (So Much Better). Sinon, on retrouve le p’tit frère de Stan en mode vengeur (Bad Guy), Lewinsky est rappelée à notre souvenir (Rap God)… Ça ne sera jamais aussi bon que les LP originaux, avec la surprise-coup-de-poing-en-pleine-face qu’ils ont provoquée, mais… suite honorable.
– Natalia Wysocka

Fini l’errance
Protest the Hero
Volition
Note: 3.5sur5

Cette fois, Protest The Hero a bien pris son temps. Financé entièrement par les dons d’internautes, Volition est l’œuvre d’un groupe arrivé à pleine maturité et parvient même à faire oublier le fouillis metal-core complètement indigeste de Scurrilous, lancé en 2011. Plus cohésif, le groupe ontarien semble libéré des pressions et des attentes élevées générées par le succès phénoménal de Fortress, chef-d’oeuvre qui l’avait propulsé au sommet de la scène hardcore il y a cinq ans. La virtuosité musicale et les acrobaties vocales sont toujours au rendez-vous, mais elles sont mises au service d’un produit final cohérent plutôt que d’être exploitées pour elles-mêmes. Rassurant.
– Maxime Huard

Si près et si… loin
Cults
Static
Note: note critiques CD 3sur5

Le duo Cults lance son deuxième album, poursuivant dans son style indie rock charmant et un brin rétro. Sur une échelle musicale, Cults pourrait se retrouver quelque part entre le rock plannant de Phantogram (sur les chansons High Road ou Were Before) et l’inspiration fifties de Kandle (Always Forever). Honnêtement, on voudrait avoir adoré cet album, mais on se lasse vite d’essayer de distinguer les voix. Il y a trop d’effets et d’écho… On voudrait plus de clarté, mais essentiellement plus d’impact. Surtout quand on devine ici et là le potentiel vocal de Madeline Follin, la moitié féminine du groupe. Un album à savourer, mais quelques pièces à la fois.
– Josie Desmarais

Dans tous les sens
Céline Dion
Loves Me Back to Life
Note: note critiques CD 3sur5

Avec ce 11e album studio en anglais, Céline Dion tente de séduire un public plus jeune. Et elle pourrait bien réussir avec plusieurs chansons, dont la pièce titre (coécrite par l’Australienne Sia) et la dansante Somebody Loves Somebody, notamment. Il y a aussi les deux pièces coécrites et réalisées par un membre de l’entourage d’Adele – qui semble être une inspiration majeure pour Céline sur ce disque –, Eg White, l’excellente Water and a Flame et Didn’t Know Love, qui pourraient séduire les masses. Cela dit, avec ses nombreux réalisateurs, le CD tire dans tous les sens, comme pour ne pas rater la cible : vendre le plus de disques possible.
– Eric Aussant

2, c’est pas mieux
Claude Dubois
Clône
Note: note critiques cd 2sur5

Clone, c’est deux versions des mêmes chansons : une pop, une sobre. La version sobre consiste en une voix et une guitare. Ajoutez des sonorités au synthétiseur et vous avez la version pop. Curieux choix que ce son pop digne des années 1980. C’est carrément mauvais. La version sobre est meilleure même si le son est plutôt redondant. On salue sa démarche sociale de traiter, entre autres, de l’homosexualité, de l’emprise des technologies et de la société sur les gens. Mais son lyrisme est parfois douteux : «Nou minoune, zou bizoune, co pitoune», chantonne-t-il dans Amoureuse d’une amoureuse. Soulignons tout de même la très jolie Arrache frisson, qui parle de sa relation avec une femme beaucoup plus jeune que lui.
– Rachelle Mc Duff

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