Duchesneau a été la cible de tentatives pour le discréditer
Le premier dirigeant de l’Unité anticollusion, Jacques Duchesneau, a
affirmé qu’il avait été la cible de cinq tentatives pour le discréditer,
l’une d’elles concernant le financement de sa campagne à la mairie de
Montréal dans les années 1990.
Dans une entrevue diffusée à la
télévision de Radio-Canada dimanche, M. Duchesneau a aussi affirmé que
le travail des policiers est ardu pour établir des preuves de collusion suffisamment solide pour se rendre jusque devant les tribunaux, a
déclaré le premier dirigeant de l’Unité anticollusion (UAC).
M. Duchesneau a
affirmé que les policiers portaient un fardeau important. Il a expliqué que
la collusion un est crime qui laisse des traces plus difficiles à étayer
que d’autres activités criminelles telles que les meurtres ou la vente
de stupéfiants.
« Prouver une entente secrète entre deux personnes c’est sûr que c’est plus difficile », a-t-il dit.
M. Duchesneau, qui est favorable à ce que le gouvernement mandate une
enquête publique sur la construction, croit qu’une étape préliminaire
permettrait de faire progresser les enquêtes policières.
« On a mis un fardeau important sur les épaules des policiers parce que
bâtir une preuve qui va être solide et qui va être capable de se rendre
devant les tribunaux pour trouver des condamnations, ce n’est pas une
mince tâche », a-t-il dit.
Un panel de trois juges pourrait entendre à huis clos des témoins, dont
certains parmi les 500 personnes interrogées par les enquêteurs de
l’UAC, qui sont cependant réticentes à venir parler dans le cadre du
forum public d’une commission d’enquête.
« Si trois juges entendaient ça, à huis clos, ils pourraient faire des
recommandations pour orienter justement le travail des enquêteurs », a
dit M. Duchesneau.
À la suite d’une fuite dans les médias, un rapport secret de l’UAC a
placé le gouvernement sur la défensive en affirmant que le ministère des
Transports était la cible de malversations concernant l’octroi de ses
contrats de construction d’infrastructures routières.
Dans une entrevue enregistrée jeudi, avant une conférence de presse
vendredi avec le ministre des Transports Pierre Moreau, M. Duchesneau a
affirmé que chacun des paragraphes de son rapport de 88 pages est appuyé
par le témoignage d’une personne, bien qu’aucun nom ne soit mentionné.
Le premier ministre Jean Charest subit depuis des mois les pressions de
l’opposition, qui réclame une enquête publique, une demande qui a incité
des manifestants à descendre dans les rues de Québec et Montréal en fin
de semaine.
M. Charest a plutôt opté pour des resserrements législatifs et la mise
sur pied de l’Unité permanente anticorruption, dont l’UAC fait partie.
Alors que M. Duchesneau est attendu mardi à Québec où il sera entendu
dans le cadre d’une commission parlementaire, M. Charest a affirmé
dimanche qu’il écouterait attentivement son témoignage.
« Il aura l’occasion de répondre aux questions des parlementaires mais
nous on continue d’avoir la conviction que ça prend des preuves, des
enquêtes de police pour arrêter ceux qui agissent illégalement », a dit
le premier ministre, vendredi, en marge d’une annonce aux
Îles-de-la-Madeleine.
Le député péquiste Bernard Drainville a rejeté la proposition de M.
Duchesneau, samedi, soutenant qu’il ne peut y avoir d’enquête à huis
clos, « en secret ».
Selon M. Drainville, les Québécois doivent être en mesure de juger eux-mêmes de la situation.
Bien que M. Duchesneau ait reconnu que la situation soit pire qu’il ne le pensait, il croit qu’il est possible de rectifier la situation. « Le
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Québec n’est pas à feu et à sang. […] Mais en tant que société, il faut ouvrir nos lumières», a-t-il terminé.